Durbuy - Frédéric Caerdinael recentre ses activités

Marc Coucke, le milliardaire flamand, est devenu depuis quelques jours le patron du Sanglier des Ardennes, à Durbuy. Un établissement haut de gamme qui appartenait à la famille Caerdinael. Il a aussi repris l’ensemble du personnel. Soit environ 35 personnes. «C’est en famille que la décision s’est prise,» commente Frédéric Caerdinael, l’ancien gestionnaire et propriétaire. L’entrepreneur a choisi de recentrer ses activités dans le Vieux Durbuy. «Nous y possédons deux hôtels -le Victoria (15 chambres) et le Vieux Durbuy (14 chambres)–, une guest house (4 chambres) et un bar à tapas. Nous employons une vingtaine de personnes pour faire tourner l’ensemble.»

Ce choix, l’ancien patron du Sanglier des Ardennes l’a fait un peu pour ses filles, Louise, Juliette et Victoria. «Je me suis dit qu’humainement, ce serait plus facile à gérer».

Louise, l’aînée, travaille déjà pour l’entreprise familiale. «Ma seconde fille devrait bientôt nous rejoindre. Elle s’est occupée de l’ouverture du bar à tapas mais elle vient de partir pour un an en Australie. Comme elle est sommelière, elle avait envie de découvrir ce qui se faisait là-bas.»

«Marc Coucke n’est pas un concurrent»

Au-delà, Frédéric Caerdinael ne voit pas Marc Coucke comme un concurrent.

«Les établissements que nous gérons ne ciblent pas la même clientèle. Nous gérons des «trois étoiles»,» rappelle l’intéressé qui a aussi signé une convention stipulant qu’il «ne pourrait pas ouvrir un autre Sanglier des Ardennes ailleurs».

L’entrepreneur durbuysien rappelle aussi que tous les changements que connaît actuellement Durbuy ne sont pas le fait de la commune. «Beaucoup la critiquent, mais ce qui se passe ici sur Durbuy, ce sont surtout des affaires de privé à privé. Dans ce type de marchés, la commune n’a qu’un pouvoir limité. Espérons toutefois que tout ce qui arrive aille dans le bon sens,» argumente-t-il.

Mais au-delà de tout ce débat, Frédéric Caerdinael songe aussi à demain. «D’ici deux ou trois ans, je passerai le flambeau à la génération suivante,» explique-t-il.

Pour arrêter totalement de travailler? «Non, j’ai envie de développer d’autres projets. Pas spécialement dans le secteur de l’Horeca, mais plutôt dans le secteur de la nourriture, des produits artisanaux. Les producteurs font de bons produits mais ils ne savent pas toujours comment bien les vendre. Il y a sûrement quelque chose à développer de ce côté-là.»

LM - équipe de rédaction

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