Donceel - Un modèle contre les coulées de boue

Si Donceel réalise divers ouvrages pour empêcher de nouvelles inondations, la commune fait aussi figure d’exemple en termes de gestion du risque d’érosion. Plusieurs rapports en attestent: les aménagements anti-érosifs font de Donceel un modèle en matière de lutte contre les coulées de boue.

Ce vendredi, le service des travaux donceelois et la cellule GISER (Gestion Intégrée Sol Érosion Ruisselement) ont placé des fascines sur les hauteurs de Haneffe pour empêcher les terres agricoles d’envahir le village en cas de fortes pluies.

«Le travail mené sous l’impulsion du bourgmestre Jean-Luc Boxus depuis de nombreuses années nous concerne tous et la configuration géographique de la commune impose de jamais se relâcher», glisse d’emblée Philippe Mordant, échevin des travaux. Des fascines sont installées rue Harduémont: «Des fagots sont installés en bordure de champ. Ces saules élagués sont écrasés et maintenus par poteaux d’acacia», détaille Pierre Demarcin, conseiller au sein du département de la ruralité et des cours d’eau.

«Ces fascines remplissent une fonction de barrage filtrant, c’est-à-dire que les saules ainsi disposés laissent passer l’eau qui se jette dans l’Yerne, mais ces fascines retiennent les terres. On évite ainsi la formation de boues et leur coulée vers le village», précise le conseiller au sein de la cellule GISER.

Avec les agriculteurs

«Des fascines sont parfois faites avec de la paille, mais nous avons reçu gratuitement des saules que nous avons utilisés pour ces fascines», explique Vincent Gerday, responsable du service travaux.

À l’image de son bourgmestre, Philippe Mordant implique les agriculteurs dans la démarche: «Les agriculteurs ont tout à y gagner, car ils n’ont pas intérêt à voir des tonnes de bonne terre finir dans les avaloirs. La commune leur offre d’ailleurs une prime de 1.250 euros par hectares pour la création de jachères enherbées à la place de cultures sensibles, car ces bandes ralentissent l’eau. L’agriculteur doit être un partenaire et l’un d’eux a récemment accepté de transformer en prairies deux hectares de cultures. Cette décision permet de réduire les risques d’inondations et de coulées de boue comme le village en a connues en 2004 et 2008.» Le bourgmestre milite pour la constitution d’un cadastre des emblavements. L’objectif étant d’éviter des cultures identiques et ainsi de limiter l’érosion des sols agricoles.

«Un seul ouvrage de ce type, réalisé dans une autre commune, a permis à un agriculteur de la région de ne pas perdre trente tonnes de terre en 2016», précise Pierre Demarcin.

La création de fascines renforce d’autres initiatives communales comme les obligations urbanistiques imposées aux lotisseurs et la collaboration avec les agriculteurs.

L.M. - équipe de rédaction

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