Doische - Plongée à Vodelée: pour éviter les drames

Le 26 mars , une plongeuse française émergeait des profondeurs de la carrière de Vodelée. Elle agitait les bras, signe qu’elle était en difficulté. Elle faisait un malaise, en fait. Elle était en légère hypothermie. Immédiatement, tous les mécanismes de sécurité ont été activés. Le président du club gestionnaire du site nous les décrit dans les détails. Mais, même parfaitement rôdées, ces mesures ne peuvent pas toujours éviter des issues dramatiques. La plongée reste un sport à risques. Ces dernières années, il y a eu deux morts à Vodelée.

Pour cet incident d’il y a deux semaines, c’est le pilote du canot de sécurité qui a ramené cette plongeuse française sur la terre ferme. Celle-ci a immédiatement été amenée à l’infirmerie. Les secours de Philippeville ont été envoyés sur place, tout comme un hélicoptère du Centre Médical de Bra-sur-Lienne. Son intervention n’a finalement pas été nécessaire. La plongeuse a été conduite en ambulance à l’hôpital de Dinant.

Pour le club gestionnaire du site, le Royal Centre d’Activités Sous-marines (R.C.A.S. Diving), il s’agit d’être au point en matière de sécurité. À cette fin, une barque rouge flotte en permanence au milieu du plan d’eau. À son bord, un homme reste aux aguets, équipé d’un tuba et de bouteilles d’oxygène de réserves. Un câble le relie à un moulinet planté au bord de l’eau. «Lorsqu’un plongeur remonte à la surface et appelle à l’aide, on appuie sur un bouton-alarme pour que tous les sauveteurs se préparent à intervenir. Plus personne ne plonge. Le sauveteur en canot ne tentera pas de faire monter à bord la personne en difficulté. Cela prendrait trop de temps. Ce serait même impossible», explique Philippe De Wilde, le président de ce club, le plus ancien de Belgique, créé en 1959. «Ce sauveteur se penche vers l’eau, agrippe la personne en danger et une deuxième personne actionne le moulinet pour sortir le plongeur de l’eau.»

Si la victime ne doit pas être réanimée en urgence, on l’emmène à l’infirmerie. Celle-ci dispose de deux tables, d’un brancard, d’une pharmacie, d’un défibrillateur, de bouteilles d’oxygène et d’une armoire cadenassée, uniquement accessible à un médecin. On y trouve, par exemple, du matériel pour exécuter des perfusions intraveineuses.

Les secours toujours présents

Des secouristes-plongeurs, il y en a tout le temps sur le site. Mais ils savent rester à leur place. «Systématiquement, on appelle le 112 et on décrit la situation. Ce sont eux qui nous indiquent ce qu’il y a lieu de faire et décident s’il convient d’appeler une ambulance. En général, ce sont les secours de Philippeville qui sont envoyés, voire un hélicoptère», poursuit Philippe De Wilde. «Par exemple, si la personne souffre de maux de tête, on va lui donner de l’oxygène et voir comment elle réagit. Si, par contre, elle ressent des picotements dans les jambes et dans les bras, c’est qu’il y a des bulles d’air dans le sang. Ça sent l’accident de décompression suite à une remontée trop rapide. Dans ce cas-là, il n’y a pas à hésiter. Il faut une ambulance.»

Dans les cas les plus alarmants, c’est un hélico qui assurera dare-dare le transport vers un hôpital…

NG - équipe de rédaction

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