Couvin - Une cuisine solidaire pour les invendus

Le nombre de personnes bénéficiant du revenu d’intégration sociale ne diminue pas à Couvin, que du contraire. La demande d’aide alimentaire est elle aussi grandissante. Le CPAS veut aller au-delà de la distribution de colis et imagine une cuisine solidaire qui sera effective dans le courant de l’année 2019.

De manière générale et constante, la pauvreté augmente dans nos communes. Et celle de Couvin n’est pas épargnée. Les chiffres des personnes bénéficiant d’un revenu d’intégration sociale (RIS) se suffisent pour dresser le constat.

«Actuellement, selon les chiffres du mois d’avril 2018, on a 363 bénéficiaires. C’était 318 en 2015 et 257 en 2014, par exemple», détaille Benjamin Calice, le président du CPAS.

Dans ce contexte, le recours a une aide alimentaire est davantage sollicité aussi.

«Nous avons environ 60 personnes différentes qui viennent chaque semaine chercher des colis», continue-t-il.

Si des colis européens sont fournis (du lait et des conserves principalement), le CPAS compte parmi ses partenaires l’Aldi de Couvin et la boulangerie «l’atelier». De quoi offrir aux bénéficiaires des invendus frais.

«On s’est dit qu’on devait aller encore plus loin, et outre la distribution, nous avons pensé à la cuisine solidaire. Cela apporterait une plus-value pour les bénéficiaires puisque nous pourrons transformer les invendus.»

Il ne fallait alors plus que trouver comment financer le projet puisque le bâtiment dispose d’une cuisine inoccupée mais non équipée.

L’idée a alors été présentée lors du dernier conseil communal en vue de désigner un architecte et de lancer les marchés publics. Le temps des travaux, cette cuisine devrait voir le jour dans le courant de l’année prochaine. Le montant du marché a été estimé à 33.061€.

«Nous avons rempli un dossier à destination de la fondation Chimay Wartoise et celui-ci a été retenu.»

Elle interviendra donc dans les frais de fonctionnement pour les deux premières années. L’autre partie du financement servira principalement à l’installation des équipements.

Des emplois à la clef

Mais pour que la cuisine puisse fonctionner, il faut évidemment du personnel. Dans un premier temps, un emploi sera donc créé avec un contrat à durée indéterminée. Le profil? Un éducateur ou une personne ayant déjà travaillé dans une cuisine solidaire. Deux articles 60 compléteront l’équipe.

Finalement, ces produits transformés seront ensuite mis à disposition du public du CPAS d’abord, mais à l’avenir, l’offre pourrait s’étendre aux écoles de l’entité. Et à long terme, les circuits locaux pourraient aussi s’inviter dans la cuisine solidaire. C’est en tout cas une volonté que la Fondation Wartoise a émise en acceptant de répondre favorablement au partenariat.

N.G. - équipe de rédaction

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