Chiny - Son métier: chirurgien pour Harley Davidson

Vous les avez peut-être déjà croisées sur nos routes dernièrement. Maintenant que le sel n’est plus là pour abîmer leurs chromes, les Harley Davidson peuvent de nouveau goûter aux joies du bitume. En ce moment, c’est d’ailleurs la période des derniers entretiens pour les retardataires au garage Collard, à Izel (Chiny). Patrice Hannus, mécanicien, originaire de Sedan, est à pied d’œuvre sur les filtres à air, vidanges et pression des pneus.

Parfois aussi cher qu’une voiture

«La dernière fois, il y en a un qui est arrivé d’Arlon avec le pneu plat. Il avait 250 grammes de pression au lieu de 2.5 kilo. Je ne sais pas comment il a fait, mais moi, je n’arrivais même pas à bouger sa moto à la main. Elle n’avait sûrement plus roulé depuis 3 ans». À 58 ans, ce mécanicien en a vu défiler des Harley. Il ne répare plus que ça, tout en appréciant leur style unique. «Disons que c’est un métier plaisant, sourit-il. En plus, les pièces d’entretien sont abordables. Ce qui est plus cher, ce sont les accessoires». Et des accessoires, il en faut pour être un vrai «biker». C’est même, selon Patrice, l’attrait principal: «il faut être vu», dit-il. Lui-même amateur de grosses cylindrées, il avoue que des motards «purs et durs», il n’y en a plus autant qu’avant. «La Harley c’est un mythe avant tout», concède le mécano.

Pour acquérir ce joyau mécanique, il faut compter «entre 8.000 et 30.000 euros pour les plus grosses bécanes». Parfois aussi cher qu’une voiture, «bien qu’elle garde un look rétro», les Harley plus récentes ont toutes des accessoires dignes d’une voiture suréquipée: verrouillage central des sacoches, GPS tactile, haut-parleurs incrustés, poignées chauffantes, etc. Bref, de quoi parcourir des kilomètres dans un confort total, sur la route 66… ou la N4, selon le budget. Car ces motos, avant tout américaines, sont très appréciées dans la région, comme par les motards de l’Orval Country chapter Belgium, un club de la fédération officielle des Harley Davidson, qui compte à travers le monde «plus d’un million de membres», explique Jean-Claude Marquis, l’un des fondateurs du club régional. Selon ce motard, qui conduit une «fat boy», «c’est une véritable passion». D’ailleurs, dès la semaine prochaine, à coup de gros claquements de pistons, son club et lui partiront jusqu’à Saint-Tropez. L’occasion de partager leur passion commune, la route, sur un bon quatre temps bien huilé. Du coup, nous n’avons plus qu’à leur souhaiter comme le dit si bien leur site internet: «Roulez prudemment et prenez du bon temps!»

LM - équipe de rédaction

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