Châtelet - 6.000 euros pour attirer des commerçants

Le constat est là: les commerces du centre-ville de Châtelet souffrent. «Selon l’AMCV (association de management de centre-ville), il se trouve dans le top 10 des centres-villes les plus pauvres de Belgique», s’inquiète le conseiller de l’opposition Luc Bogaert (Ecolo). «Cette situation n’est pas propre à Châtelet», tient toutefois à préciser Geneviève De Gucht de l’asbl Centre-Ville. «D’autres centres-villes de la région sont dans la même situation que celui de Châtelet.» Geneviève De Gucht cite à titre d’exemple La Louvière ou Sambreville.

Les cellules vides en hausse

Revenons-en à Châtelet où le nombre de cellules vides est à la hausse. Sur 115 cellules, un peu moins de 30% sont vides. Ce chiffre était de 25% l’année dernière.

Et l’ouverture du nouveau complexe commercial Rive Gauche à Charleroi ne risque pas d’améliorer les choses. Ecolo y voit comme une nouvelle concurrence au centre-ville châtelettain. «Il est toutefois difficile d’en évaluer l’impact», précise l’échevine du Commerce Nathalie Cattalini (PS). «Toutefois je pense qu’il est limité.»

Pourtant Ecolo, via une interpellation au dernier conseil communal de Zaina Ihirrou, a émis l’idée de créer des ‘Pop-Up Store’, soit des magasins éphémères, dans les nombreuses cellules vides du centre-ville. «Des ‘Pop-Up Store’ dans le domaine artistique et culturel», précise Ecolo. «Il faut penser à dynamiser le parcours Magritte.» Comment? «Avec l’apport de l’académie des Beaux-Arts et son école du surréalisme, il s’agit de placer des peintures au sein des vitrines vides afin de susciter le plaisir de se promener en ville et de soutenir la dynamisation du centre-ville.»

pop-up stores pas top

La réponse de l’échevine Nathalie Cattalini fut immédiate: «Charleroi mène actuellement ce genre d’expérience. Malheureusement, les résultats sont mitigés. De plus à Châtelet, il faudrait être certain d’avoir assez d’artisans où d’artistes pour remplir les cellules vides.» Selon l’échevine, artistes et artisans, qui ont un emploi, n’ont pas les ressources nécessaires pour être aux commandes d’un magasin, et cela plusieurs jours par semaine.

Et quid de la possibilité d’offrir des baux à tarif attractif allant de 6 mois à un an? «Cela permettra aux artisans de se faire connaître et d’avoir une clientèle», souligne le conseiller Ecolo Luc Bogaert.

La Ville de Châtelet ne ferme pas la porte à cette idée.

Enfin et pour retrouver une certaine vitalité commerciale, la Ville a répondu à l’appel à projets de la Région wallonne qui offre une subvention allant jusqu’à 6.000 euros maximum à toute personne qui souhaiterait lancer une activité commerciale. «Cela fait partie du plan commerce. Tout n’est pas encore bien clair.»

Ces solutions à court terme devraient, c’est du moins ce qu’espèrent élus et citoyens, faire revenir des commerçants au centre-ville. «Nous comptons également beaucoup sur l’opération de rénovation urbaine.» Un dossier de grande envergure qui permettra de changer complètement, via d’importantes subventions estimées à plusieurs millions d’euros, le visage du centre-ville. Les fiches-projets devront d’ailleurs être présentées à la Région wallonne pour le mois de juin.

NG - équipe de rédaction

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