Charleroi - Parking payant: voici la voiture scanner!

En janvier, le passage au stationnement payant dans tout l’intraring carolo avait créé un véritable tollé. Malgré cette décision, beaucoup essayent encore de se faufiler entre les mailles du filet, mais ça sera bientôt fini. Une voiture va se balader dans les rues à longueur de journée pour scanner toutes les plaques et vérifier si chacun a bien réglé son dû. Elle entrera en fonction en juin, mais on a déjà pu l’essayer!

Annoncée pour début avril à la base, la voiture scanner a pris un peu de retard. La faute à quelques petits soucis de douane pour le matériel. Mais elle est désormais bien là! D’aspect extérieur, certains la comparent à une «Google Car» qui photographie les rues. Deux petites caméras sont juchées sur son toit.

Certes, elle n’entrera en fonction qu’en juin, mais quand nous avons pu participer à quelques essais hier, son efficacité était impressionnante. Disposant du même programme de reconnaissance des plaques que la police fédérale, elle scannait celle de chacune des voitures stationnées des deux côtés de son trajet. Que les autos soient garées parallèlement ou perpendiculairement par rapport à la voiture scanner, peu importe!

Même quand deux véhicules étaient presque collés, elle parvenait à immortaliser leur plaque.

Que les caméras soient en hauteur et disposées selon un certain angle permet de passer au-dessus de tous les capots dans le chemin.

Au fur et à mesure, le passager contrôlait le bon fonctionnement du tout, les images se retrouvant immédiatement sur sa tablette.

Grâce à ce système diabolique, la voiture scanner pourra à terme contrôler 10.000 véhicules par jour et vagabonder quotidiennement à deux reprises dans chaque rue concernée par le plan de stationnement. «Si nous détectons des zones problématiques à un moment, elle pourrait tout aussi bien se concentrer temporairement sur celles-ci», note Manu Pepinster, directeur de la Régie Communale Autonome, qui est en charge du tout.

À pied aussi

Pour résumer, une fois les images prises, elles sont envoyées vers un logiciel qui les compare avec les bases de données des horodateurs, des payements par SMS et des autres abonnements divers. Les cas problématiques sont triés et des agents constatateurs font alors le nécessaire. «Ceux-ci sont au nombre de 8, mais certains continueront à sillonner les rues à pied, pour garder le contact avec le citoyen.» Une fois les étapes décrites franchies, deux fois par semaine, des envois de redevance sont effectués. «Tout cela a bien sûr été intégré dans le calcul du délai de payement, pour éviter tout souci.»

Dans la plupart des villes où des voitures scanners sont en service, elles servent avant tout à identifier les secteurs les plus problématiques, afin que des agents constatateurs s’y rendent. À Charleroi, le système est donc bien plus direct. Au grand dam, c’est le moins qu’on puisse écrire, des Carolos!

NG - équipe de rédaction

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