Charleroi - 600 animaux morts ramassés en 2016

À Charleroi, c’est le service propreté qui s’occupe des petits animaux. En 2016, plus de 600 animaux ont ainsi été ramassés. Pour les plus gros animaux, la Ville passe par une société spécialisée.C’est malheureusement la triste réalité: chaque année, des centaines de chats et de chiens se font percuter sur les routes. Et puis, il y a aussi tous les autres: sangliers, biches, moutons… C’est une des missions de salubrité publique de la Ville que d’évacuer ces cadavres au plus vite.

Plus de 600 animaux morts ont été ramassés par les services de propreté de la ville de Charleroi en 2016. Une moyenne qui est assez constante. Bien que sur les trois premiers mois de 2017, les agents n’en ont ramassé «que» 100. «Mais il y a peut-être une saisonnalité donc ne tirons pas trop vite des conclusions sur l’année 2017. Le nombre augmentera peut-être plus tard», commente Cyprien Devilers (MR), échevin de la Propreté à Charleroi.

Deux types de fonctionnement

Alors comment tout cela fonctionne? Au Pays Noir, on fait le distinguo entre les petits animaux et les gros animaux.

Pour les petits tels que les chiens et les chats principalement, c’est le service propreté de la ville qui est chargé du ramassage. Cela se fait sur base d’appels des citoyens ou bien sur observation des agents sur le terrain.

Une procédure est alors lancée et les agents apportent les cadavres à la SPA. «Nous avons un accord avec cette dernière. C’est elle qui s’occupe de l’équarrissage et qui nous facture ses services chaque mois», explique Cyprien Devilers. En moyenne, cela coûte 150 euros par mois à la Ville. Une attestation est alors fournie à l’agent qui s’est occupé du transport et une prime à hauteur de 15 euros en moyenne lui est accordée.

Rendac pour les plus gros

Mais parfois, plus que des chiens et des chats, ce sont des sangliers, des renards et même des moutons qui rendent leur dernier souffle sur les routes ou les espaces publics.

Et pour eux, un système particulier a été mis en place. «Nous avons passé une convention de dessaisissement des déchets vis-à-vis de l’ICDI, l’intercommunale de collecte et de valorisation des déchets ménagers de la région de Charleroi. C’est l’intercommunale qui s’occupe ainsi de gérer cela. Elle-même sous-traite une société spécialisée dans l’équarrissage: Rendac», continue l’échevin. La société se rend ainsi sur place et assure le suivi, mais en semaine uniquement.

«Le week-end, nous reprenons le ramassage à notre charge et dès le lundi, la société vient chercher les animaux pour les traiter», précise Cyprien Devilers.

Évidemment, les cadavres de gros animaux sont moins fréquents à Charleroi que dans les communes plus rurales.

Les autres communes de la région passent, pour la plupart, par la sous-traitance d’une société spécialisée également.

À Beaumont par exemple, qu’il s’agisse de petits ou de grands animaux, c’est Rendac qui s’en occupe.

LP - équipe de rédaction

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