Bruxelles - Des activités agréables pour assurer notre futur

Méline Lemaire, Charlotte Goffin et Estelle Vercez se sont rencontrées pendant leurs études en Animation socioculturelle et éducation permanente à l’IHECS (Institut des hautes études des communications sociales). Devenues amies, elles ont constaté qu’elles souffraient toutes les trois du fonctionnement individualiste de la société. Et comme beaucoup, elles ont eu envie d’agir. « On parlait beaucoup de nos révoltes communes et de nos idéaux mais il nous a fallu deux ans pour nous décider à nous lancer, raconte Méline Lemaire. Estelle travaille dans l’agriculture urbaine chez PermaFungi, Charlotte dans la cohésion sociale au centre culturel de Schaerbeek et je suis coordinatrice culturelle, chargée de la programmation à la Tricoterie. Nos réseaux sont complémentaires. »

En janvier 2016, elles lancent la première activité de Demain en main, des projections de films documentaire à la Tricoterie avec, presque à chaque fois, la venue d’un acteur local muni d’alternatives. Le trio choisit notamment de diffuser En quête de sens de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière, l’histoire de deux amis que tout oppose et qui vont aller à la rencontre de personnes qui apportent des solutions (Vandana Shiva, pour qui la révolution commence dans l’assiette, Pierre Rabhi, qui prône le retour à la terre et à la coopération, etc.). Les 200 spectateurs présents en moyenne à chaque diffusion verront aussi Tout s’accélère de Gilles Vernet, Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent, et 10 Billion, What’s on your plate ?, de Valentin Thurn.

Des produits du quotidien

Quelques documentaires plus tard, les fondatrices de Demain en main décident d’organiser des ateliers pour que les participants puissent passer concrètement à l’action (voir encadré). « Il existe un réseau incroyable d’acteurs à Bruxelles et nous avons été formées à la communication. On a simplement voulu les mettre en lumière en utilisant nos compétences. ». Tous les premiers lundis du mois depuis octobre 2016, une cinquantaine de personnes investissent les 250 m² de la Salle des arches à la Tricoterie pour concevoir des produits cosmétiques et des produits d’entretien naturels, transformer de vieux t-shirts en robe sur-mesure, ou encore des déchets de cuisine en gâteau, velouté, risotto,…

En organisant ces activités, le trio ne vise pas seulement les adeptes du changement. « Certaines personnes qui ne se seraient jamais intéressées à ces problématiques viennent également, tout simplement parce que ça leur fait plaisir », précise Méline Lemaire. « Certains mouvements de transition sont hyper-extrêmes et rejettent tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Nous voulons plutôt créer du lien sans être moralisatrices. »

L.C. - équipe de rédaction

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