Braives - Il crée des lampes avec des flacons de vaccins

Olivier Encart, surnommé Encarto, est un as de la récup’. Vieilles télés, magnétoscopes, anneaux, crayons, capsules de café… et même coquillages et coquilles d’escargots ramassés avec ses enfants lors de promenades familiales: le Braivois de 42 ans possède un stock d’objets destinés à la poubelle ou à la disparition. L’artiste braivois s’en sert comme matière première et comme inspiration pour créer des cadres, des sculptures mêlants métal-bois-pierre, des jeux de balles et des lampes. C’est en observant ses œuvres de près qu’on comprend à quel point il magnifie ces «déchets». «Cela fait partie d’une démarche écolo pour essayer de changer la face du monde», sourit-il. «Je veux montrer qu’il est possible de trouver des solutions pour ces objets, et d’avancer sur une autre voie que celle empruntée aujourd’hui», ajoute-t-il.

La Rotor

Olivier Encart a toujours eu l’art dans le sang, mais c’est au décès de sa maman qu’il a commencé à sculpter dans du plâtre. Autodidacte, il s’est progressivement rendu compte qu’il ne voulait pas faire autre chose de sa vie. Il bénéficie du statut d’artiste depuis 2009 et a aménagé l’annexe de sa maison, à Latinne, en atelier créatif. «Mes créations sont inspirées d’idées de récupération. La lampe «Rotor» est née lors d’une visite chez le vétérinaire pour faire vacciner notre chat. Il y avait une boîte de flacons utilisés avec des capsules de toutes les couleurs. J’étais interloqué et j’ai demandé si je pouvais les avoir, ce que j’ai pu», nous relate-t-il.

Après avoir peaufiné son idée de départ, le Braivois a une technique bien rodée pour donner vie à la lumière. «D’abord, je nettoie les flacons et j’enlève les étiquettes. Ensuite, j’injecte dedans de l’eau déminéralisée à laquelle je mélange de l’encre de chine (je choisis souvent la couleur en fonction de celle du capuchon). J’utilise en général 134 fioles de 4,5 ml pour la lampe Rotor de base. Ou alors, s’il s’agit de flacons stériles que je peux décapuchonner, je place des fils à coudre, des graines, pourquoi pas des composants électroniques. Puis je découpe et ponce des cercles dans du MDF et une structure pour la lampe. J’assemble enfin les flacons dessus. Les câbles sont aussi de récupération». Les lampes Rotor rencontrent leur petit succès. «Je suis assez étonné moi-même, elles plaisent aux gens», se réjouit-il. «Je songe à créer des suspensions

La Rotor de base (30 cm environ) coûte 150 euros. Vous pouvez commander via la page Facebook Encarto ou au 0495/51.75.07. Des exemplaires seront aussi bientôt disponibles en dépôt à la ressourcerie de «Madame Ravik», chaussée de Waterloo 484 à Namur.

L.M. - équipe de rédaction

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