Bastogne - À vélo pour sentir le pouls du monde

«Dans une vingtaine de jours, je me lance dans une nouvelle expédition. Avec ma partenaire américaine Hannah, nous comptons relier Bastogne à Istanbul à vélo». En parallèle, une opération de crowdfunding sera lancée. Le but? Récolter 10.000 euros pour venir en aide à deux associations. «L’une d’elle apporte un soutien psychologique aux enfants syriens. L’autre permet aux réfugiés présents dans les camps d’avoir accès à internet.»

Il n’a que 22 ans mais cela fait déjà quatre ans que Jean-Hugues Gooris, originaire de Sibret, voyage. Tout a commencé une fois son diplôme d’éducateur en poche. «J’ai opté pour une année de volontariat en Bulgarie. Sur place, j’ai eu l’occasion de travailler avec des enfants victimes de violences et de trafic d’êtres humains», se souvient-il. Il profite de cette expérience pour commencer à voyager en auto-stop avec un sac à dos.

De retour en Belgique, il ne lui faudra pas longtemps avant de décider de prendre son vélo pour partir à Malaga en passant par le Portugal. Depuis le virus du voyage ne l’a plus quitté. «Je veux voir le monde de mes propres yeux en allant à la rencontre des populations. J’aime m’immerger dans la culture locale et partager des moments d’intimité avec les gens. Je suis aussi très curieux d’apprendre de ceux qui vivent avec peu et qui sont proches de la terre. Le vélo permet cela», confie le jeune homme.

Avec les nomades

Là, il revient tout juste de trois mois passés dans l’Atlas marocain avec Hannah. «Je l’ai rencontrée alors qu’elle était jeune fille au pair à Arlon. Tous les deux, nous avions envie de découvrir le désert.» Et une nouvelle fois, Jean-Hugues a engrangé le souvenir de belles et nombreuses rencontres.

Grâce à un appel sur Facebook, les deux jeunes gens ont également pu mener une action solidaire. «Alors que nous étions à court d’eau dans le désert, nous sommes tombés sur une tente-école. Un enseignant se déplace afin de faire l’école aux enfants des nomades, explique-t-il. Il nous a accueillis. Et nous nous sommes liés d’amitié. Nous avons vu qu’il manquait de matériel scolaire mais aussi de lampes solaires pour permettre aux enfants d’étudier le soir.»

L’appel lancé leur a permis de récolter tout cela. «Nos mamans sont venues nous les apporter», confie le jeune homme.

Avant de découvrir le désert, il s’est aussi rendu dans les Balkans, seul à vélo. «Les bergers m’ont souvent guidé dans les Balkans lorsque j’avais des doutes sur mon chemin.» C’est de cette expérience dont il parle dans son film «Aventure Cyclo-Balkanique». Un projet qu’il a notamment pu concrétiser grâce au centre culturel de Bastogne qui lui avait proposé de rapporter des images. «J’ai pratiquement tout filmé seul, avec ma caméra sur pied.».

Envie de soutenir Jean-Hugues Gooris dans ses projets? Rendez-vous sur Facebook et likez sa page «Moving in tandem». Cela vous permettra de vous tenir au courant et de voir comment apporter votre aide aux associations qu’il défend avec Hannah.

LM - équipe de rédaction

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