Athis - Plus de 50 années d’histoire

André Calcus, instituteur retraité, a quitté son Roisin natal en 1968 pour aller vivre à Athis et ce, suite aux œuvres de Cupidon. Fin observateur, il a été et reste toujours attentif aux évolutions de son village d’adoption.

«Le 15 août prochain, le comité des fêtes du village met sur pied, à l’église, une exposition présentant des photos anciennes, des documents… relatifs au village. Afin d’alimenter cette expo, j’ai donc distribué des flyers dans les boîtes aux lettres où j’expliquais notre démarche. J’ai été agréablement surpris car les gens sont venus spontanément m’apporter de la documentation, des anciennes photos, des films super 8… Tout cela nous permet de reconstituer progressivement l’histoire du village et je sens que je n’ai pas encore tout reçu. Ma porte reste évidemment ouverte», souligne le Honnellois.

Mais qu’est-ce qui motive André Calcus à effectuer de telles recherches sur Athis? Rappelons qu’il nous a déjà emmené découvrir le marbre de Roisin et les passementeries de Roisin lors de précédents reportages. «Quand j’ai été retraité, j’ai voulu en savoir plus sur mes racines. J’ai donc entamé des recherches généalogiques. Ma famille vient du pays d’Ath. Or, il y a des Calcus à Athis ainsi qu’à Roisin. J’ai donc découvert que des fils d’agriculteurs du pays d’Ath étaient venus s’installer dans cette partie des Hauts-Pays. Quant à mon grand-père, c’est son emploi de douanier qui l’a amené à Roisin. La généalogie permet d’apprendre et de comprendre les mouvements de population. Et puis on passe à l’histoire locale, et dans mon cas celle de mon village d’adoption, à savoir Athis».

Mais de 1968 à 2018, ce village a certainement beaucoup changé et évolué. «Et pas qu’un peu! À l’époque, il y avait tout d’abord les fermes qui rythmaient la vie quotidienne et les saisons. Dans ces fermes, on allait acheter tous les produits soi-même, ce qui créait une vie sociale. Actuellement, il ne reste plus que deux fermes…»

Après quoi Athis a vu des logements se créer: «On a vu pousser pas mal de villas comme des champignons. Ce qui a changé la physionomie du village à tous les niveaux et surtout sur le plan relationnel! J’habite cet axe de communication entre Dour et Bavay. Entendez-vous tous ces véhicules qui passent?», interroge le passionné

Qui dit petit village, ne dit pas forcément inanimé! «Je suis agréablement surpris par le dynamisme du comité des fêtes qui est en même temps le comité des parents d’élèves et l’amicale de l’école du village. On se voit à de nombreuses reprises tout au long de l’année et ce n’est pas plus mal».

Et finalement qu’a rapporté cette première récolte de documents et photos suite aux flyers distribués dans les maisons?

«Tout d’abord, j’ai pu obtenir pas mal d’informations sur le château du village, situé juste à côté de la place de l’Eglise. Ce château a fonctionné durant quatre siècles, avec pour derniers seigneurs les De Reding. À la fin, ce château était occupé par une congrégation religieuse qui l’avait transformé en école. Ensuite, tout est tombé en désuétude. Aucune photo ne circule pour l’instant pour ce château mais nous avons un plan».

Il y avait également des moulins à Athis: «J’ai reçu des informations et des photos sur le moulin qui est à Fayt et sa grange sur Athis. Il aurait fonctionné au moins jusqu’en 1945. Il y avait aussi un autre moulin, mais à vent, près de la croix des Muets à la limite d’Erquennes. Mais peu d’informations circulent sur cet édifice… Et sinon, il y a aussi l’église qui date du neuvième siècle et qui a subi diverses restaurations. Les châtelains y étaient enterrés».

Pour compléter son exposition du 15 août, André Calcus ne désespère pas de trouver encore d’autres documents. Si vous êtes en possession de témoignages du passé d’Athis, vous pouvez contacter le passionné au 065/65.43.29.

L.P. - équipe de rédaction

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Athis