Ath - Elle exerce un métier passionnant et peu connu du grand public

Elle est épanouie. Depuis deux ans, cette jeune femme exerce le métier d’ergothérapeute à l’hôpital de Warquignies. Une profession peu connue de tous qui mêle le don de soi, l’intégralité de la personne et le partage.

Passionnée par sa profession actuelle, Lise a néanmoins poursuivi d’autres études avant de se rendre à l’évidence. Son cursus terminé en option langues au Collège St-Julien à Ath, elle en tire les bonnes conclusions et réalise très rapidement qu’elle ne souhaite pas poursuivre dans cette direction. Attirée par le secteur paramédical, elle se lance dans des études de logopédie à Saint-Ghislain. Mais c’est finalement déçue par quelques difficultés rencontrées que Lise entend parler d’une autre option, l’ergothérapie. Après quelques recherches sur le métier et les études, c’est une révélation pour la jeune femme. Aujourd’hui, elle exerce ce métier qui lui apporte beaucoup de bonheur.

Mais en quoi consiste ce métier Lise ?« Le rôle de l’ergothérapeute est de rendre l’autonomie à la personne. Peu importe le service, nous utilisons soit des techniques de rééducation, soit nous nous rendons au domicile de la personne afin d’évaluer le cadre de vie et trouver des solutions. Nous utilisons encore beaucoup d’autres techniques. Nous mettons un point d’honneur à prendre la personne dans sa globalité. Concernant les tranches d’âges, nous travaillons tant avec des enfants que des adultes. L’ergothérapeute peut travailler dans plusieurs secteurs : en neurologie, en orthopédie, avec les personnes âgées… C’est vraiment un métier varié», explique-t-elle.

Une profession qui procure une grande satisfaction mais également une fierté : «Je trouve mon métier hyper enrichissant. Mon but premier est d’épanouir les personnes avec qui je travaille. Beaucoup de patients sortent épanouit grâce à l’autonomie que nous leur apportons. Je travaille sur différents aspects comme le cognitif, la globalité de la personne… mais nous pouvons aussi mener un travail psychologique avec la personne. Nous sommes une épaule pour eux et aussi des personnes avec qui ils peuvent parler», ajoute-t-elle.

Une reconnaissance compliquée

Une profession avec tant de partage et pourtant un métier très peu connu et reconnu. Nous sommes plusieurs à avoir entendu parler de cette profession mais savions nous réellement en quoi elle consistait? Lise regrette cet aspect de son métier mais aussi sa non-reconnaissance. « Nous ne sommes pas assez reconnus pour l’instant. Il est très compliqué pour l’ergothérapeute de se lancer en tant qu’indépendant par exemple. Le métier n’est pas assez reconnu et il n’y a pas suffisamment de remboursements pour les patients qui souhaitent se rendre à des séances d’ergothérapie. Ils se dirigent donc dans des centres de rééducation. C’est vraiment dommage parce que cela bloque certains aspects de notre métier. Il n’y a plus qu’à espérer que cela change», explique Lise. Malgré cela, Lise recommande vivement son métier aux étudiants qui ne savent pas encore vers quelle option se diriger. Elle vous invite à vous lancer et à découvrir la diversité du métier et l’épanouissement qu’il procure. Elle est également persuadée que la profession à de l’avenir.

Julie Deprez - équipe de rédaction

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