Anderlues - Loucas Capone, un jeune pilote prometteur

À 18 ans, Loucas Capone a encore l’avenir devant lui, et pourtant sa route semble toute tracée. «Oui, je sais avec précision où je vais. Je suis boucher, comme mon père. J’ai vite compris que l’école n’était pas mon truc, et j’ai toujours été tenté par ce métier. Mais aussi mordu de moto… comme mon père», sourit-il.

Car la moto, c’est une affaire de famille chez les Capone. «C’est vrai que moi aussi, je suis passionné. Mais je n’ai jamais fait de compétition comme mon fils aujourd’hui», explique Luigi, un visage bien connu de la cité des Bourlettis, puisque gérant des deux Intermarchés d’Anderlues.

Luigi n’a d’ailleurs pas traîné pour transmettre le virus à son fils. «Ma première moto? J’avais trois ans et je commençais à peine le vélo», s’amuse Loucas. «Mon père m’a dit: ‘Dès que tu sauras rouler sur deux roues, je t’offre une moto’. Dans la journée, j’étais sur deux roues, dans la semaine, sur une moto.»

Le courant est passé tout de suite entre l’homme et la machine. Loucas a fini par intégrer la Fiostar School. «On doit d’ailleurs beaucoup à son entraîneur Frédéric Fiorentino. C’est notamment lui qui a fait découvrir la catégorie Supermoto à mon fils», insiste Luigi.

Une catégorie dans laquelle le jeune pilote a véritablement trouvé son bonheur. « C’est un mélange d’asphalte et de cross. J’ai toujours été attiré par ça et dès que j’ai essayé, j’ai accroché.» Avec des résultats à la clé: Loucas est actuellement sixième du championnat de France et en tête du championnat de Belgique.

Une passion qu’il partage avec son coéquipier, Roméo Fiorentino: «Mon grand ami, mais aussi mon plus grand rival. La concurrence est aussi féroce entre nous sur la piste que l’amitié nous unit ans les paddocks», souligne le jeune homme.

Mais comme toutes les passions, la moto a un sacré prix. Et Loucas peut compter sur la bienveillance de son paternel pour continuer à s’épanouir au guidon de son engin. «C’est un investissement colossal. Financier, bien sûr. Le matériel, les déplacements… Mais aussi physiquement. Ça demande un entraînement rigoureux.»

Des sacrifices que seuls les succès sur la piste permettent d’oublier. Et Loucas les collectionne depuis de nombreux mois…

P.G. - équipe de rédaction

Autres actualités à Anderlues

Articles les plus populaires

Les promotions autour de Anderlues