Andenne - Rencontre avec Suzanne Leroy, «maman ours»

Comme Berne et Berlin, Andenne a été depuis le moyen âge la cité des Ours. L’exploit de Charles Martel est déjà cité au 13ème siècle dans l’épopée des ducs de Brabant. Quant à Jean d’Outremeuse, dans sa chronique «Li Mireur des histoirs» écrite au 14éme siècle, il parle d’un serpent hideux.

–Suzanne Leroy, qui êtes-vous?

«Je suis une Andennaise pure souche. En revenant du Congo, en 1972, mon père m’expliqua qu’il y avait un carnaval à Andenne. Il me mit alors en garde contre des ours qui mettaient en cage les jeunes filles… Au bal de 1974 je devins première dauphine déguisée en danseur de Flamenco. Les années passèrent et je ne suis plus retournée au carnaval. Je me suis mariée puis j’ai été en Allemagne où j’ai eu mon fils. À mon retour en 1992, j’ai décidé de revoir le carnaval. J’ai alors vu la troupe des ours de Madame Mouton. Ils n’étaient qu’une trentaine. Un carnaval des ours avec si peu d’ours me dis-je, ce n’est pas terrible.»

–Cela a été pour vous le véritable déclic?

«Oui. L’année suivante, je décide de me déguiser en ours. Je commence aussi à décorer le char. Madame Mouton me confie alors les clés et sa succession. Et Philippe Doffagne, président de l’U.A.C., me propose de créer mon propre groupe d’ours. J’accomplissais enfin mon rêve. Après deux ou trois ans, le groupe en comptait déjà 200. Aujourd’hui, ils sont plus de 500, c’est devenu un vrai carnaval des ours.»

–Vous êtes vraiment passionnée par les ours…

«Ma passion date en fait de 1997. Ce qui me choquait, c’est qu’Andenne était considéré comme la ville des ours, pourtant peu d’ours figuraient au carnaval et même les commerçants n’affichaient pas d’ours dans leur vitrine. Le premier à en mettre ce fut la boulangerie Dieudonné qui façonnait des ours en chocolat. Depuis la mode est venue et de plus en plus de commerçants mettent des ours à leur vitrine. Petit à petit les personnes qui me côtoient m’offrent des ours. Je collectionne les ours en peluche et tout ce qui s’y rapporte: livres, cartes postales… Actuellement j’en ai plus de 2.500 dans ma collection!»

–Andenne est devenue, grâce à vous, la ville des ours…

«Il y a encore du chemin. À chaque fois que l’on est hors d’Andenne, on promeut son symbole. Mais ce qui fait chaud au cœur, c’est que l’on arrive maintenant à mettre l’ours un peu partout dans la cité de Ste Begge comme par exemple les Grizllis pour le foot américain.»

Ph. Wascotte - équipe de rédaction

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