Andenne - Le Pacte d’Excellence sur le gril

La Ministre, souriante et disponible, est venue dans la Cité des Ours pour défendre le Pacte d’Excellence, devant un bon public composé de nombreux enseignants du premier degré de l’enseignement secondaire.

Pourquoi le Pacte d’Excellence?

L’enseignement dans la Fédération Wallonie-Bruxelles est loin d’être au top au niveau européen. Le Pacte d’Excellence n’est pas une énième réforme, affirme la Ministre, mais une vision cohérente orientée vers le long terme, un processus construit par étapes avec les acteurs, les enseignants, pour être opérationnel dans les classes. Ce processus démarre dès l’enseignement maternel par un réinvestissement en matière d’encadrement, la définition d’un référentiel de compétence et l’obligation scolaire dès 5 ans.

Dans l’enseignement primaire et le premier degré du secondaire, l’objectif est de réduire de moitié le redoublement en valorisant les talents des enfants et en respectant leur rythme. Une remédiation donnée directement en classe, dans la grille horaire ou après les cours, sera également un outil pour obtenir cet objectif. En outre, le tronc commun passe de deux à trois ans.

Dans le secondaire supérieur, que ce soit dans les deux filières, le général ou le technique et le qualifiant, les liens seront renforcés entre cours généraux et cours techniques, tandis que le qualifiant bénéficierait de plus de stages.

Des mesures et stratégies, qu’il serait trop long de développer dans ces lignes, seront mises progressivement en œuvre pour atteindre «l’excellence».

Un long silence a suivi l’exposé de Marie-Martine Schyns. Étienne Sermon a saisi le micro et a lancé le jeu des questions-réponses. Toujours le silence et puis: «Le tronc commun, 1ère et 2ème secondaire, est une catastrophe pour certains enfants, surtout depuis le redoublement interdit en 1ère secondaire. Le Pacte d’Excellence va-t-il régler le problème, surtout si ce tronc commun passe à 3 ans?». D’autres questions du même tonneau ont alors fusé, de nombreux enseignants du degré inférieur secondaire garnissaient la salle.

La Ministre a assuré que le Pacte d’Excellence était là pour résoudre ces problèmes. Cette réponse rassurante a été accueillie avec un certain scepticisme par l’assemblée. Comment le Pacte d’Excellence va-t-il se mettre en place? Y aura-t-il des moyens? Des aides concrètes attribuées? L’allongement des carrières ne sera-t-il pas un frein?

Enfin, pour terminer, une note d’optimisme. Pour une fois, notre Ministre, Marie-Martine Schyns, est une femme de terrain. La preuve, elle connaît la phrase cultissime des gosses: «M’sieur, i’m traite!». Espérons qu’elle n’ait pas oublié les réalités vécues dans les classes et apporte, enfin, de vraies réponses à nos questions et nos attentes…

Ph. Bechoux - équipe de rédaction

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