Ces illustrateurs ont dessiné Michel Vaillant et le circuit de Francorchamps

VLAN  mardi 30 avril 2019 Vlan

MALMEDY | En quelques coups de crayons, le Waimerais Robert Paquet peut vous faire revivre une course automobile historique sur le circuit de Francorchamps. «Traces de gomme», c’est le nom de l’expo qu’il a mis sur pied pour illustrer son talent ainsi que celui de trois comparses: Jean-Luc Delvaux, Christian Papzoglakis et Clovis.

Un coup de feu retentit et les bolides s’élancent à l’unisson sur le circuit. Ces frissons, ce souffle retenu jusqu’à la ligne d’arrivée, ce sont des sentiments partagés par de nombreux spectateurs amateurs de courses automobiles au circuit de Francorchamps, qui fait la fierté de toute notre région. Robert Paquet, Jean-Luc Delvaux, Christian Papzoglakis et Clovis partagent aussi cette passion de l’automobile, qu’ils transmettent à travers la bande dessinée. « Tous les quatre, nous sommes dans le domaine de la BD historique ou d’aventure imaginaire. Clovis, qui nous a quittés l’an passé, était plutôt dans la publicité, mais nous sommes tous les quatre passés par le studio Graton, qui a créé Michel Vaillant. Mon père était garagiste. J’ai grandi dans l’huile et les pneus, c’est de là que vient mon intérêt pour l’automobile… », raconte le Waimerais Robert Paquet.

Il y a cinquante ans, c’était dans les magazines ou les bandes dessinées que la plupart des gens pouvaient admirer les belles voitures. « Il n’y avait pas internet ou la télévision, nous n’avions que les photos! Ce que nous faisions, c’était un travail historique très pointu car le lecteur passionné de voiture devait retrouver dans la bande dessinée la passion qu’il a vécue. » C’est avec cette même volonté de recréer une vraie ambiance de circuit que les trois illustrateurs ont conçu cette exposition installée au Malmundarium. « Grâce aux connaissances que nous avons, nous avons réussi à collecter toute une série d’objets (dont une moto prêtée par le musée du Circuit de Spa-Francorchamps à Stavelot), de pièces mécaniques, de documents, de photos d’époque… Nous ne voulions pas seulement accrocher des planches et des illustrations. Nous voulions recréer l’ambiance de cette époque

Tout au long de l’exposition, le visiteur est plongé dans le tracé d’une course automobile, depuis la ligne de départ jusqu’au podium consacrant le vainqueur. Si les régionaux seront ravis de retrouver de nombreuses pièces relatives à «leur» circuit de Francorchamps, comme des parties du circuit qui ne sont aujourd’hui plus utilisées, ils pourront aussi notamment y découvrir le célèbre parcours des 24H du Mans.

Une séance de dédicaces par les illustrateurs est prévue le samedi 11 mai à 14h30 au Malmundarium.

Le bazin et les indigos du Pays Dogon, les textiles colorés du Mali

La première rencontre de Patricia Gérimont avec Malmedy, c’est dans les années 70, lorsqu’elle suit un atelier sur l’art du tissage à Meiz. Aujourd’hui, si elle revient dans la région, c’est à nouveau grâce à l’univers du tissu, importé du Mali cette fois. « C’est le hasard de la vie qui m’a fait découvrir le Mali et leur artisanat textile que j’ai trouvé particulièrement intéressant et riche. Ça m’a rapidement amené à écrire un livre, Les teinturières de Bamako, ainsi qu’à réaliser un documentaire sur les dames de couleurs du Mali. Ce qui me plait dans cette culture, c’est que leur artisanat est entré dans l’histoire du textile de toute une région, qui ne se limite d’ailleurs pas au Mali. C’est en plus un artisanat de grande qualité, vitrine d’un savoir-faire immense. »

Au Malmundarium, l’exposition s’étend dans deux salles. La première est consacrée au bazin de Bamako, un tissu blanc tissé en Europe, puis décoré au Mali selon le principe de la teinture à dessins réservés. « Il y a en réalité une dizaine de techniques différentes, ce qui permet d’avoir un motif sur le tissu une fois qu’il est plongé dans la teinture. C’est vraiment très élaboré. Le fait de travailler couche par couche permet d’arriver à des motifs beaucoup plus riches. » Chaque vitrine présente ainsi une technique et les procédés sont expliqués en quatre langues. Le visiteur découvrira également toute une série de clichés et de tissus colorés.

« La première partie est consacrée à un art urbain, précise Patricia Gérimont. Dans la seconde, on retrouve un art rural, le pagne, où les femmes du Pays Dogon utilisent aussi le même procédé, mais uniquement avec des textiles blancs sur fond bleu. »

Élodie Christophe

À découvrir jusqu’au 22 septembre au Malmundarium

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