Fidèle, le public a répondu présent

VLAN  lundi 25 mars 2019 Vlan

NOVILLE | On a bien ri…, On a eu bon… C’était chouette… Voilà le genre de commentaires qu’on entendait à la fin de la pièce présentée cette année par le Groupe théâtral de Noville, «Trente kilomètres à pied».

L’entrée inhabituelle des deux campeurs (Daniel Gresse et Jean-François Poncin), avec une longue première scène devant rideau, ponctuée par des déchirants Pauleeeette qui nous fendaient plus les zygomatiques que le cœur et un amusant jeu de pieds dans la quasi obscurité laissaient présager une suite désopilante.

Le charme complice de nos deux tenancières (Jessica Maréchal et Jessica Mayon) taquinant malicieusement l’institutrice (Liliane Beaujean) coincée et en retraite n’était pas non plus pour nous déplaire. Elles nous ont fait oublier nos soucis ces trois-là!

L’imposant maire (Manu Masson) noyé dans ses interminables discours et sa secrétaire (Margaux Crémer) planquée derrière sa caméra, nous ont gaiement caricaturé un curieux exemple de personnel communal. Quant à l’arrivée tonitruante du clairon (Guy Solarski), elle a failli décrocher plus d’une mâchoire par ses textes à trous!

Heureusement, pour le soutenir, il pouvait compter sur son copain (Marcellin Destordeur), planqué derrière sa grosse caisse et sur sa copine (Anne-Lise Bietheres), le parfait exemple de la commère, un peu bégueule mais débordante de générosité. Et le tableau ne serait pas complet sans parler du double jeu des journalistes (Dolorès Jacob et Jessica Renard)… une femme peut toujours en cacher une autre!

Et puis nos deux ados (Ilan Masson et Ylana Pirotte), ont fait souffler un joli vent de fraîcheur sur cette troupe; un avenir assuré? Surprise finale: nous avons eu le plaisir de voir arriver deux vieux loups de la troupe (Guy Devresse et Louis Galderoux), pas vraiment habitués de la scène, même s’ils portent le groupe depuis une éternité, spécialement dans l’équipe décor.

Car on ne peut pas parler de la pièce de Noville sans mentionner les décors. Le génie créatif d’Alphonse Theis, épaulé par ses fidèles artisans Raymond Cornet, Stany Crespinet, Daniel Maréchal et Marie-Claire Gérard a, encore une fois, séduit les spectateurs. Nous n’étions pas devant le décor d’une place de village, nous étions sur la place de Piron sur Ajasse.

Sono, entrées, maquillages… étaient assurés par Alexandre Genon, Anna Abrahamyan, Vinciane Grogna, Anicka Devresse et Jeanine Bock. La mise en scène, elle, était signée Philippe Delsate.

À vous public, tous ces passionnés de l’art théâtral disent merci!

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