Un beau bilan pourles 25 ans de MIRESEM

VLAN  lundi 4 mars 2019 Vlan

SAMBRE ET MEUSE | La Mission Régionale pour l’Emploi du Sud de l’Entre-Sambre et Meuse travaille sur 10 communes

Depuis 25 ans, la Mission Régionale pour l’Emploi du Sud de l’Entre-Sambre et Meuse (MIRESEM) s’occupe d’aider un public peu ou pas qualifié de trouver un emploi durable et de qualité. Une mission prise à bras-le-corps par l’ensemble du personnel surtout au vu de la situation du sud de l’Entre-Sambre et Meuse. «Nous sommes dans une région qui ne connaît pas d’augmentation dans le nombre d’emploi», a expliqué Fabrice Eeklaer, président de MIRESEM. «Chaque fois qu’un emploi se créé, il y en a un autre qui disparaît. Nous devons donc dire merci à nos partenaires locaux et politiques pour le vrai travail commun réalisé.»

Malgré ce constat, MIRESEM affiche un excellent bilan pour son année 2018 puisque le nombre de personnes vues en entretien ne cesse d’augmenter d’année en année. En 2018, 308 personnes provenant des 10 communes du territoire (Walcourt, Beaumont, Sivry-Rance, Froidchapelle, Momignies, Chimay, Couvin, Viroinval, Philippeville et Cerfontaine) ont ainsi fait appel à MIRESEM. Des entretiens qui ont vu découler 350 contrats signés dont 117 pour une période de plus de six mois.

Un partenariat renforcé avec le Forem

Des contrats signés dans beaucoup de secteurs et contrairement aux préjugés, les secteurs ciblés ne sont pas que l’horeca ou le nettoyage. «Bien sûr, le secteur qui arrive le premier, c’est le nettoyage (20%) mais il y a aussi de la vente (16%) et de la logistique (13%)», a précisé Sophie Ronchin, chargée de mission professionnel. «L’horeca n’arrive qu’en dernière position tout ça pour une seule et simple raison: les demandeurs sont moins attirés par le secteur.» La raison de ce désintéressement: les offres trop éloignées sur le territoire alors que de nombreux demandeurs ne possèdent pas forcément de moyen de transport.

Et si le nombre de personnes qui ont bénéficié d’un accompagnement de MIRESEM est en hausse c’est en partie grâce au nouveau rapprochement souhaité entre le Forem et les différentes missions pour l’emploi. «Nous avons triplé le nombre de bénéficiaires qui venaient nous voir car elles étaient orientées par le Forem», explique Joeffrey Aspiazu, chargé de mission professionnels. «C’est un début car c’était la première année où nous avons mis en place ce rapprochement. En 2019, le nombre devrait donc être largement supérieur.» Un rapprochement qui a nécessité un redécoupage du territoire en trois zones et surtout en un aménagement de plus petites équipes pour permettre un meilleur suivi des bénéficiaires.

Un bon bilan sur lequel devra surfer la nouvelle directrice de MIRESEM, Émilie Vandermeiren, qui a pris ses fonctions ce 1er février.

Loïc Martin

Vlan

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