Mohamed Ouriaghli: «La Régie foncière fait aussi bien que le privé, voire mieux!»

VLAN  jeudi 21 février 2019 Vlan

BRUXELLES | La Régie foncière de Bruxelles dispose de près de 3.800 logements qu’elle met en location auprès de quiconque. Ses prix se veulent 15% moins chers que ceux du marché.

L’échevin Mohamed Ouriaghli (PS) est à la tête de la Régie foncière de Bruxelles depuis 2006. Une institution, créée en 2003, qui gère et développe le patrimoine privé de la Ville de Bruxelles. Aujourd’hui, elle compte plus de 3.600 logements, 680 commerces et 1.200 emplacements de parkings en sous-sol. Cela, grâce à une politique se voulant résolument acquisitive et de construction. Rien que pour 2018 (le budget 2019 n’est pas encore défini), la Régie foncière avait prévu des investissements de l’ordre de 53 millions d’euros (dont 10,4 millions d’euros pour l’achat de patrimoines immobiliers et 30,7 millions d’euros pour des travaux de construction et d’aménagement). Des chiffres qui donnent le tournis et font de la Régie foncière un acteur immobilier influent dans la capitale.

«Un investissement intelligent»

«S’il y a un investissement quelque peu intelligent, c’est de produire du logement car c’est rentable à plus d’un titre», souligne Mohamed Ouriaghli, le dynamique président de la Régie foncière de Bruxelles qui est souvent cité en exemple par de nombreux bourgmestres et échevins. Mais aussi jalousé. «Si le privé l’a compris, pourquoi pas le public? A la Régie, on ne le fait même pas pour une idée de rentabilité financière. Notre but est de répondre à la crise du logement. Et la seule manière d’y remédier, c’est de créer du logement public. Et en plus, c’est rentable. Cela pourrait même rapporter, mais on a décidé de réinvestir les bénéfices pour créer d’autres logements».

Mohamed Ouriaghli se veut même modeste. «On n’a rien inventé. On fait comme le privé avec un auteur de projet, un plan financier et on se fait ensuite financer par les banques. La seule différence, c’est que les terrains nous appartiennent déjà. Et donc, nos loyers sont 15% en dessous du prix du privé. Parfois jusqu’à 40%.»

Certains estiment que ces loyers sont encore trop élevés. «Certes, j’accepte ce débat. Mais cela nous permet de pouvoir investir. Avec le nombre de logements que nous mettons en location, ceux du Cpas de Bruxelles et des AIS (Agences immobilières sociales), on représente près de 30% du marché locatif sur la Ville de Bruxelles. Inévitablement, on influe sur le prix du marché en tirant les prix vers le bas».

Quiconque peut louer

Des logements qui se trouvent en majorité et historiquement dans le Pentagone, sur les grands boulevards. Mais la Régie Foncière de Bruxelles construit également à des endroits où la Ville dispose de terrains comme à Haren, Neder-over-Heembeek et Laeken. Ces appartements sont mis en location à quiconque le souhaite. Cela, en tenant néanmoins compte de deux règles. D’abord, la taille du logement doit être fonction de la taille de la famille. Ensuite, le loyer ne doit pas dépasser 40% du pouvoir d’achat de la famille. Pour le reste, il faut s’inscrire auprès de la Régie pour obtenir un numéro d’ancienneté comme candidat-locataire. Une démarche qui est gratuite et peut se faire à tout moment, sans engagement et même sans intention particulière ou immédiate de devenir locataire de la Régie. Cela peut d’ailleurs se faire en quelques clics, via Internet. C’est gratuit. Tout comme consulter les biens mis en location: sur son site mais aussi aux vitrines de son siège de la place De Brouckère.

Julien SEMNINCKX

Infos?

Place de Brouckère 41. T. 02.279.40.45 Web: www.regiefonciere.bruxelles.be – regie@brucity.be

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