Louer à Bruxelles, possible mais à quel prix?

VLAN  mardi 13 novembre 2018 Vlan

BRUXELLES | L’Observatoire des loyers dresse son bilan annuel du marché locatif bruxellois. Le locataire moyen a 42 ans et consacre 700 euros par mois à son logement. Fait surprenant : le loyer moyen n’a pas augmenté de manière drastique entre 2004 et 2015.

Proposer une photographie du marché locatif bruxellois, c’est le pari que relève chaque année l’Observatoire des loyers de la Région de Bruxelles-Capitale qui, à travers son enquête 2017, en dresse un nouveau portrait (4.500 logements en location sur le territoire de la Région bruxelloise).

Quarante-deux ans, voici l’âge moyen du locataire bruxellois. A noter que la moitié des locataires a moins de 40 ans. On retrouve pour un quart de l’ensemble des moins de 30 ans et pour le quart restant des locataires de plus de 50 ans. C’est la tranche des 25-34 ans qui est la plus représentée, devançant de peu celle des 35-44 ans.

En moyenne, le Bruxellois consacre 700 euros par mois à son loyer

En moyenne, le locataire bruxellois consacre 700 euros par mois à son loyer. Celui qui s’acquitte d’un loyer inférieur à 660 euros représente la moitié de l’échantillon, largement plus représenté que celui dont le loyer est inférieur à 550 euros ou supérieur à 800 euros désignant l’un comme l’autre un quart de l’ensemble des locataires.

Entre 2004 et 2015 (exception faite de 2008), ce loyer n’a pas augmenté de manière à atteindre l’évolution des prix proportionnelle à l’indexation, à cela s’ajoute l’observation du tassement des loyers depuis 2015.

Bien que l’on note une diminution générale de la surface habitable, celle-ci jouit d’un confort qui ne cesse de grimper au fil des années. Cela s’explique entre autres par l’amélioration des performances énergétiques des habitations notamment via l’installation de doubles vitrages dont profitent aujourd’hui 79 % des logements, ou encore l’isolation générale du bâti.

Sans surprise, l’appartement est roi du parc locatif privé bruxellois, avec une représentation de 92 %, en laissant 4 pour les maisons unifamiliales et 4 autres maigres pour cent aux chambres louées chez l’habitant.

Les logements de type studio ou petits appartements représentent 7 % des biens loués. Très majoritairement, ils sont habités par des personnes résidant seules ou en couple, mais sont en partie loués par des familles, dès lors davantage en quête de mobilité.

La colocation concerne 9 % des locations en Région bruxelloise. Une donnée qui n’a pas significativement évolué ces dernières années. Les colocations, pour des conditions de logement comparables, se caractérisent souvent par des loyers plus chers que des locations ordinaires. Cela pourrait s’expliquer par un désir du propriétaire de prévenir des dégâts éventuellement plus importants dus à l’usure d’un plus grand nombre de personnes ou par des locataires moins concernés par le prix puisque leur contribution au loyer ne représente qu’une partie du montant total.

Si un tiers des locataires ont signé pour 9 ans, ils sont tout de même 17 % à avoir signé un bail dont la durée est inférieure à une année. C’est pour les locations de un à trois ans que l’attrait immobilier est le plus marqué, cette tranche rassemblant 51 % des locataires.

Plus son logement est grand, plus le locataire aura tendance à lui vouer fidélité pour une longue durée. Les studios, eux, sont occupés par des partenaires souvent ponctuels.

Ils sont un quart des locataires à déclarer désirer accéder à la propriété. 40 % de la population locative voit dans l’accès à la propriété principalement l’avantage de ne plus avoir d’obligation de loyer.

Pour 60 % des locataires ne voulant pas devenir propriétaire, l’explication donnée est celle d’un salaire trop faible ou le constat que les prix de l’immobilier sont décidément trop élevés.

Lorsqu’on demande aux personnes interrogées où il faut acheter, Bruxelles ne semble pas être première sur la liste de nombreux candidats propriétaires. Et ce ne serait pas qu’une question d’argent. En effet, si on envisage également d’autres villes avant de faire son choix, c’est dû aux critères de mobilité et environnementaux qui en décourageraient plus d’un à accéder à la propriété dans la Ville-Région.

Pour ce qui est du premier argument, l’avenir pourrait ne pas être beaucoup plus favorable…

Nina CLOSSON (Le Soir Immo)

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