Guy Bricart a swingué à la Ryder Cup

VLAN  mardi 23 octobre 2018 Vlan

TOURNAI | Le docteur Guy Bricart a assisté à la fin du mois de septembre à la Ryder Cup, la plus grande compétition de golf au monde, qui se déroulait en près de Paris. Il en est revenu marqué par l’ambiance et l’organisation sans faille du cinquième événement sportif le plus regardé au monde.

C’est au Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, près de Paris, qu’avait lieu l’édition 2018 de la Ryder Cup. Une première sur le sol français. La Ryder Cup récompense tous les deux ans le vainqueur du tournoi qui oppose par équipe depuis 1979 l’Europe aux États-Unis. La compétition est conjointement administrée par la PGA of America et la PGA European Tour et est disputée alternativement sur des parcours européen et américain. Pas de représentant de notre pays en France du côté de l’équipe d’Europe, mais bien un supporter wallon, amateur de ce sport qu’il pratique lui-même assidûment au Mérignies Golf Country Club situé à trente minutes de Tournai: Guy Bricart. Vendredi 28 septembre, il a pris la route pour assister à un événement sportif unique au monde qui a réuni 2,2 millions de téléspectateurs derrière leur écran en France. Le docteur Bricart était, lui, au milieu des 60.000 personnes présentes au Golf national. «Ce qui marque, c’est l’ambiance, la foule, l’organisation impeccable avec des gens d’une politesse rare. À chaque trou, des milliers de personnes suivent le mouvement. Dès mon arrivée, j’avais acheté un récepteur muni d’une oreillette avec les commentaires en direct pour ne rien manquer des coups».

L’Américain Tiger Woods, légende du golf, ne laissera cependant pas un souvenir impérissable au docteur. «Je suis assez déçu. Il a été mauvais. Je pense qu’il n’était tout simplement pas en forme. En le regardant, il y avait des signes qui ne trompaient pas. Et puis surtout, chez les Américains, on avait l’impression que c’était du chacun pour soi. Il n’y avait pas la cohésion perceptible chez les Européens». Dans les tribunes, les Européens avaient gagné le match bien avant la finale de ce dimanche.

160€ la place

«C’était extraordinaire. Inévitablement, le public américain était moins nombreux et les supporters européens n’ont pas manqué de le tancer. Samedi 29 septembre, au trou 14, j’étais posté en haut de la tribune. Et d’un côté, vous aviez les Anglais et de l’autre les Irlandais qui se répondaient en chantant. Formidable. Et au milieu de ça, une tribune avec des Australiens, des Marseillais et moi, qui levions les bras pour participer à la fête. Et ça a duré comme ça deux heures. Mais attention, quand un commissaire affiche le panneau ‘silence’, on entend les mouches voler». Dans quatre ans, la Ryder Cup reviendra en Europe, à Rome, mais sans Guy.

Des coups magiques

«J’ai pris toute la documentation pour Rome. J’estime que c’est à faire une fois dans sa vie, mais il faut être passionné jusqu’au bout des ongles pour faire tous les déplacements. Donc, je resterai chez moi». Les bâtiments éphémères construits sur le golf uniquement pour l’événement ont aussi frappé notre Tournaisien. « Ce sont des pavillons avec des terrasses tout autour et essentiellement pour les VIP. Et puis, il y a les écrans géants, tellement immenses, on ne peut rien louper des coups de ces joueurs phénoménaux. Car la Ryder Cup, c’est aussi ça, voir des coups impossibles se réaliser sous vos yeux. L’Italien Molinari a été acclamé et c’est normal. En trois jours, il a fait cinq 18 trous et il a tout gagné. Phénoménal!». Sa place lui a coûté 160 euros, mais pour un tel spectacle, il n’y a rien à regretter. «J’ai réservé le billet et l’hôtel un an à l’avance pour être certain d’être là. Et sur place, j’ai même croisé Manu, le directeur de Mérignies, par hasard. Nous avons pu échanger quelques mots sur cette compétition hors normes». C’est tout ça, la Ryder Cup.

Q.M.

Vlan

Commerces à découvrir