Les vendanges au chant d’Eole

VLAN  mardi 2 octobre 2018 Vlan

QUÉVY-LE-PETIT | A Quévy, le domaine du Chant d’Éole, qui a vu le jour en 2010, organisait ses portes ouvertes ce dimanche 9 septembre. A cette occasion, chaque visiteur a eu le plaisir de découvrir les installations, de déguster les différentes cuvées ou de se promener dans le vignoble. Mais ce dimanche, c’était aussi jour de vendanges pour ce domaine aujourd’hui reconnu en Chine! Nous avons rencontré des vendangeurs venus travailler bénévolement.

Jour de fête mais également de travail ce dimanche toute la journée au domaine géré par l’équipe emmenée par le patron, Hubert Ewbank qui est également le propriétaire du domaine. Ce dimanche matin, il était au taquet pour préparer cette traditionnelle porte ouverte mais également la vendange à la main effectuée au pied des éoliennes par des bénévoles. Avant de rejoindre l’équipe constituée d’une vingtaine de vendangeurs occasionnels (certains habitués, d’autres tout à fait novices), le patron nous explique: «Les bénévoles venus de la région sont chargés de vendanger à la main le raisin qui a atteint la bonne maturité. Une fois ce raisin récolté (Pinot Noir et Chardonnay), celui-ci servira à produire la fameuse méthode traditionnelle du «Chant d’Eole» reconnue comme le meilleur vin belge (médaille d’or en Chine) lors du mondial du vin.»

Lors de cette journée de vendange, une parcelle d’environ un demi-hectare sera traitée par des passionnés, des habitués ou carrément des personnes qui veulent découvrir et profiter de l’ambiance de la vendange sans pour autant devoir se déplacer en France car il existe aussi d’autres beaux vignobles en Belgique.

Deux ans de fermentation

Concernant le travail en lui-même, Hubert nous détaille: «Les bénévoles sont munis d’un seau et d’un sécateur, ils coupent le raisin de manière très sélective, le place dans un cageot et dès que celui-ci est rempli de raisins, il est emmené aux chais. Le raisin est ensuite pressé pour obtenir le précieux jus qui partira en cuverie et débutera alors son cheminement (fermentation). Il faudra 2 ans de double fermentation et vieillissement pour obtenir des bouteilles qui seront vendues en septembre 2020.»

Parmi les bénévoles, un sympathique couple d’enseignants à la retraite. Ils sont Framerisois. Marie-Jeanne Duhain (70) et Jacques Vanhoof (74). Ce couple bientôt jubilaire (50 ans de mariage) est plutôt habitué à la vendange au domaine du chant d’Eole. Pour lui c’est la 3e fois, pour elle, la seconde. «Nous aimons le concept original et surtout nous avions envie de prendre l’air et de rendre service en tant que bénévoles. Au départ, nous n’y connaissions rien. A présent, nous sommes occupés à devenir des pros (rires). Nous n’avons peut-être pas le même rythme que les plus jeunes car nous pensons que nous sommes les doyens de l’équipe. Ce matin, avant de démarrer, un viticulteur argentin nous a fait le briefing de ce qu’il fallait faire et surtout ne pas faire pour découper les grappes de raisins. Nous travaillons toujours en binômes. Après un repas à midi, on reprend. Difficile d’évaluer le nombre de kilos que nous aurons récoltés. C’est surtout pour le fun que nous le faisons même si, dans deux ans, nous recevrons chacun une bouteille de la cuvée 2020, donc du vin de cette vendange-ci».

Un spécialiste argentin

German est un viticulteur argentin. Ses parents possèdent plusieurs vignobles dans son pays d’origine.

Depuis le mois de mai dernier, il est devenu le responsable de production. Avant d’arriver au domaine du Chant d’Eole, il nous explique: «J’ai travaillé sur tous les grands vignobles français: Medoc, Bordeaux, Saint-Emilion, Pommerol, Margaux… J’ai été contacté par Hubert pour venir ici. Depuis 4 mois, je me suis installé à Mons. Vous savez, ici pour moi c’est un joli défi, c’est le Walt Disney de la vigne».

M.C.

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