Michel Francard président du Musée en Piconrue

VLAN  mardi 10 juillet 2018 Vlan

BASTOGNE | Le Musée en Piconrue a renouvelé son conseil d’administration et a élu à sa présidence Michel Francard, professeur ordinaire (émérite) de l’Université catholique de Louvain et vice-recteur honoraire de la même université.

Linguiste de réputation internationale, fin connaisseur des langues romanes de Wallonie, auteur de nombreuses publications et chroniqueur de langue au journal Le Soir, le nouveau président du Musée en Piconrue a plusieurs cordes à son arc.

Avec vous, Michel Francard, c’est un « vrai Bastognard » qui prend la présidence du Musée en Piconrue ?

Il est vrai que je suis né à Bastogne, que j’ai fait mes Humanités au Séminaire, que je suis revenu dans la commune après mes études universitaires et que je suis un des derniers à connaître le wallon de la ville de Bastogne. Mais ces liens très forts avec Paris-en-Ardenne ne m’ont pas empêché de voyager à travers le monde, lorsque j’étais chargé des relations internationales de l’Université de Louvain, ou pour nouer des contacts avec les enseignants de français sur les cinq continents où cette langue est enseignée.

Quelles sont les principales motivations qui vous ont amené à cette décision ?

La première est la sollicitation des autres membres du Conseil d’administration, dans lequel je venais d’être admis. La deuxième est mon espoir de pouvoir contribuer à la mise en valeur des ressources culturelles du pays de Bastogne. La troisième, c’est de relever le défi d’un nouvel engagement, dans un milieu dont je connais bien les atouts, mais aussi les fragilités.

Quels sont, selon vous, les atouts du Musée en Piconrue ?

Un atout essentiel est la qualité de ses expositions, de ses publications, de ses collections. Un autre réside dans les compétences de l’équipe qui l’anime, sous la houlette de Sébastien Pierre, conservateur-directeur. J’ajouterai l’engagement des bénévoles qui, depuis la création du Musée en 1984, apportent une plus-value remarquable au travail des professionnels. Bastogne peut être fière d’abriter dans ses murs un musée d’une telle valeur.

Un Pôle muséal et culturel va voir le jour d’ici 2020. Comment percevez-vous cette initiative communale ?

Avant tout, comme une chance à saisir par le Musée en Piconrue et par les autres acteurs culturels de Bastogne. Ce Pôle va permettre de densifier les collaborations existantes, de les diversifier et de leur donner une plus grande efficacité. Il renforcera l’attractivité de chaque institution en mutualisant les publics et les ressources. Tout cela dans le respect des spécificités et des atouts de chaque partenaire, bien sûr.

Quelle est la touche personnelle que vous voulez apporter au Musée ?

Je souhaite encourager des projets qui associent un maximum de personnes au développement du Musée en Piconrue. Et qui lui permettent d’évoluer : naguère musée d’art religieux, Piconrue s’inscrit aujourd’hui dans une perspective ethnographique et devient un véritable musée de société, ouvert aux questionnements de la société contemporaine. Il mérite donc d’être (re)découvert, par des visiteurs de tous horizons. À commencer par le public du pays de Bastogne…

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