Assistante sociale:un métier, une vocation

VLAN  mardi 3 juillet 2018 Vlan

PERSONNALITÉ | Aline Beelen, 39 ans et heureuse maman de 4 enfants, est retournée sur les bancs de l’école il y a à peine 13 années pour devenir assistante sociale. Elle vous livre son parcours.

Patiente, tolérante et à l’écoute, Aline avait déjà toutes les qualités pour exercer le métier d’assistante sociale.

Pourtant, ce n’est que quelques années plus tard qu’elle décide de se reconvertir et de suivre son instinct. Elle explique: «J’ai fait mes études secondaires à Saint-Vincent à Soignies, en sciences économiques. Cette option m’a permis de découvrir les législations via le droit économique, le droit social, le droit civil… J’étais très attirée par ces matières concrètes. Mais ce n’est qu’à 26 ans que j’ai repris mes études d’assistante sociale à l’EOS à Bruxelles et ainsi obtenu mon Bachelor d’assistante sociale, trois ans plus tard, avec grande distinction. J’ai ensuite entamé un master en cours du soir en sciences politiques mais mon travail et ma vie de maman de famille nombreuse rendaient la tâche compliquée. Je n’ai pas abandonné l’idée d’obtenir un master dans quelques années… Il n’y a pas d’âge pour se former».

Un métier et une envie d’aide qu’Aline a voulu transmettre: «J’ai toujours aimé le contact humain et ayant aidé mes amis lorsqu’ils avaient des doutes ou des difficultés en les orientant, en cherchant des solutions et en essayant d’être une oreille attentive, le métier d’assistante sociale semblait être une vocation. Je pense profondément, qu’on ne devient pas assistante sociale par hasard. De plus, ayant toujours eu un écœurement envers les injustices sociales, ce choix de métier était une évidence», ajoute-t-elle.

Une fois son diplôme en poche, Aline a eu l’opportunité d’acquérir de l’expérience dans le métier. «J’ai commencé ma carrière au sein d’une entreprise de formation par le travail. J’ai ensuite eu une opportunité d’évolution au sein de cette institution en devenant chef de projet d’un plan de cohésion sociale pendant près de 5 ans. Après cette aventure, j’ai voulu me diversifier et apprendre d’autres législations sociales. J’’ai travaillé au sein du service social d’une mutualité, au sein d’une association défendant le droit des femmes pour aboutir à mon poste actuel d’assistante sociale-agent d’insertion, une fonction où je suis épanouie. Toutes ces expériences m’ont permis de développer mes connaissances, mes compétences et mon savoir-être en maîtrisant diverses législations».

Un métier d’aide diversifié

Quotidiennement, nous entendons parler de ce métier. Mais savons-nous vraiment en quoi il consiste? Aline en dit plus sur sa profession: «Il s’agit d’un métier varié et diversifié. Les missions peuvent être très différentes en fonction du secteur ou même du service dans lequel on exerce (personnes éprouvant des difficultés financières, jeunes en difficultés, toxicomanie, insertion socio-professionnelle et/ou sociale, personnes âgées, réfugiés…). L’assistant social a une mission d’écoute, d’analyse des besoins, d’information, de prévention, de sensibilisation, d’orientation, de médiation…».

Outre ces tâches, elle doit aussi veiller à comprendre les individus dans leur vécu, dans leur milieu social et familial, d’analyser leurs situations et travailler avec eux afin de mobiliser leurs capacités et ressources afin de trouver des solutions adéquates et durables à leurs problèmes.

Aline, qu’est-ce que ce métier t'apporte au quotidien? «C’est passionnant et cela permet des contacts sociaux, humains, journaliers avec les bénéficiaires, les collègues, les partenaires… Chaque petite réussite et chaque pas accomplis avec la personne sont une «petite victoire». C’est du win-win. Ce métier permet également de se remettre sans cesse en question, d’évoluer et de développer des compétences professionnelles et personnelles», conclut-elle.

Julie Deprez

Vlan

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