Retour sur une ancienne joueuse

VLAN  mardi 26 juin 2018 Vlan

FRAMERIES | Le RC Frameries a vécu une fin de saison historique, pour plusieurs raisons. Le club a remporté le titre en D2 mais a également fêté la fin de carrière de Fleur Sizaire. À 32 ans, la demi de mêlée a choisi de tourner la page après avoir porté la vareuse jaune et noire pendant plus de dix ans.

P ourquoi avez-vous choisi de mettre un terme à votre carrière?

–En tant que capitaine, je me suis toujours montrée très exigeante envers mes équipières. Pour ma part, je commençais à m’essouffler. Je ne veux pas mentir à mon équipe en sachant que je lui demandais toujours de s’investir à fond. J’avais peur d’effectuer la saison de trop.

Il y a trois ans, je me suis occasionné une rupture des ligaments croisés du genou et cela m’a valu onze mois de convalescence. J’ai toutefois repris car je ne voulais pas m’arrêter sur une blessure. Ici, je pars avec ce sentiment du devoir accompli, en ayant bouclé la boucle.

Comment s’est passé votre dernier match?

–J’aurais bien voulu terminer sur une victoire mais nous avons perdu contre Louvain. Cela a toutefois été un moment riche en émotions. Mes équipières et les joueuses adverses m’ont fait une haie d’honneur quand je suis montée sur le terrain. J’ai eu droit à une énorme surprise avec la montée au jeu de Margaux Lalli avec qui j’ai joué une dizaine d’années. Elle se consacre pour l’instant au rugby à sept mais elle était toujours affiliée au club. Elle a joué dix minutes et sa présence m’a rappelé de beaux souvenirs.

Combien de sacres avez-vous remporté au cours de votre carrière?

–J’ai été championne avec Villeneuve d’Ascq en D2 française. J’ai également connu deux titres en D1 belge en 2009 et 2010. Il faut ajouter à cela des finales de playoffs perdues. Une contre Boitsfort reste gravée dans ma mémoire. Les Bruxelloises étaient à l’époque les ogres du rugby belge et le sont toujours d’ailleurs. Nous avions réussi à les battre à domicile alors que nous faisions figures d’outsiders. Le club avait mis les petits plats dans les grands pour l’occasion.

Avez-vous d’autres souvenirs marquants?

–Nous avions un rituel après chaque match. Nous faisions un concours «d’à-fond» avec l’une des membres de l’équipe adverse. J’ai vécu une scène improbable avec une joueuse de Gand. Elle a renversé son verre sur ma tête au moment de boire. Même ses équipières ont été surprises par son geste. Maintenant, je rigole beaucoup de cette anecdote.

Allez-vous quitter totalement le monde du rugby?

Tout lâcher est impossible à mes yeux. Je tire mon chapeau à ceux qui parviennent à le faire mais ce ne sera pas mon cas. Je vais garder un pied dans la discipline et je vais continuer à m’impliquer dans le staff aux côtés de Renaud Labardant. Il effectue du très bon travail et ce n’est pas par hasard s’il dirige la sélection nationale féminine. Je désire transmettre aux plus jeunes ce que j’ai appris et continuer à m’impliquer dans ce beau projet qu’est celui des Coumères de Frameries.

L.P.

Vlan

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