Amaryllis Moreau: l’écriture n’attend pas le nombre des années

VLAN  mardi 5 juin 2018 Vlan

EMBOURG | Amayllis Moreau, jeune romancière de 17 ans, revient du Salon de Livre où elle a présenté le troisième tome de sa saga d’Héroïc Fantasy «La Prophétie de l’Eclipse». Rencontre avec cette écrivaine très précoce.

A tout juste17 ans, Amaryllis Moreau a déjà écrit plus de 1600 pages. Trois tomes (un de quatre cents pages et deux de six cents pages) d’une héroïc fantasy à la Harry Potter. Cette élève de rétho au Collège du Sartay à Embourg s’est découvert une passion pour l’écriture dès l’âge de 12 ans. « J’ai toujours eu beaucoup d’imagination. Mais c’est en Ecosse que l’idée m’est venue d’écrire une histoire. J’étais dans un endroit magnifique assise au-dessus d’une grotte surplombant la mer et c’est là que j’ai décidé de me lancer dans l’écriture ».

Même si elle adore lire, de l’héroïc Fantasy mais aussi des thrillers, des romans historiques et des livres plus anciens comme «Dracula», Amaryllis mène une vie normale de jeune collégienne. Entre les amis, le violon, le dessin, la danse et le golf, elle trouve du temps pour se mettre à son ordinateur et taper trois ou quatre pages par jour, parfois un peu plus le week-end. « Je travaille après l’école jusqu’au souper et le week-end. Mon record est de six heures d’écriture d’affilée ». A ce rythme, la trilogie lui a quand même demandé cinq ans de travail.

Son mode d’expression

Sans plan ni brouillon, elle se lance directement sans réelle peur de la page blanche. « Je sais où je vais, je connais la fin ».

Pour ses histoires et ses personnages, elle s’inspire des gens qui l’entourent ou de thèmes abordés en cours. Les voyages en Egypte, en Ecosse, aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud, – qu’elle a eu la chance de faire avec ses parents–, lui apportent aussi énormément. « Les paysages et les cultures viennent de là. Les peuplades de mes livres sont inspirées directement des ethnies d’Afrique de Sud par exemple. Et il y a toujours un personnage qui me ressemble un peu ».

Rêveuse, parfois un peu dans la lune, Amaryllis avoue avoir plus de mal à l’oral qu’à l’écrit. « C’est vraiment mon mode d’expression. J’ai parfois du mal à parler avec les gens, bizarrement je suis plus à l’aise pour parler en public ».

Dès le premier tome terminé, elle a souhaité être éditée. « On a cherché un éditeur, on a envoyé des lettres et reçu pas mal de réponses négatives. Le 7e éditeur contacté, Novelas Asbl, une petite maison d’édition bruxelloise a dit oui ».

Ce premier tome, commencé à 12 ans a du être pas mal retravaillé au niveau de l’orthographe et des concordances de temps. Les deux autres beaucoup moins. Sa maman est toujours sa première lectrice et sa sœur de 14 ans, sa complice de toujours, est la première au courant dès la conception du récit. Son père préfère lire les livres une fois édités.

Enchantée de son passage au Salon du Livre « C’est déjà la troisième fois », elle adore rencontrer ses lecteurs « Cette année, des gens qui avaient acheté le premier sont venus chercher le deuxième. Un autre est venu faire dédicacer son exemplaire déjà lu. Cela fait énormément plaisir. C’est une grande satisfaction d’avoir mes livres entre les mains, de voir que j’ai réussi à structurer mes idées pour en faire un livre ». Elle a même dessiné elle-même les couvertures. « Les propositions de mon éditeur ne me plaisaient pas. J’avais une idée précise de ce que je voulais, même si cela m’a pris beaucoup de temps ».

Plus tard, Amaryllis aimerait être professeur de français « C’est ma matière préférée et j’ai eu des profs qui m’ont beaucoup marqué. En plus, cela me laisserait du temps pour continuer à écrire ». En attendant, elle peaufine son prochain roman, «un thriller de cinq tomes qui se déroulera dans le monde de la musique»…

www.amaryllismoreau.be

Nadine Romieu

Vlan

Commerces à découvrir