La décharge des «7 voleurs» réhabilitée

VLAN  mardi 15 mai 2018 Vlan

GRAND-LEEZ | Six ans de travaux, c’est le temps qu’il a fallu pour réhabiliter le site de l’ancienne décharge des «7 voleurs» à Grand-Leez. Aujourd’hui, le site est sain et pensé pour favoriser la biodiversité.

Pendant de nombreuses années, les usagers de la rue de Lonzée apercevaient parmi les champs une décharge à ciel ouvert. Après six ans de travaux, celle-ci a laissé place à un monticule de 8 mètres de haut, sain, et consacré à la biodiversité.

D’abord exploitation sablière, ensuite décharge communale gérée par la Région Wallonne, le site des «7 voleurs» a été occupé dès 1987 par un ferrailleur dont la mauvaise gestion des déchets a largement dégradé les lieux et ce jusqu’en 2003.

Dès 1994, la Ville de Gembloux, mise en demeure par la Police de l’Environnement, cherche des solutions pour réhabiliter le site. Cependant, le coût faramineux des travaux constitue un obstacle majeur à leur réalisation. Vingt ans plus tard, une solution est envisagée: la concession de service public. Il s’agit d’un contrat administratif par lequel une autorité publique charge temporairement un particulier de gérer un service public à ses frais, moyennant une rémunération qu’il doit en principe percevoir à charge des usagers.

TRADECOWALL a réhabilité le site de 4ha

L’étape préliminaire a consisté à évacuer les déchets de surface. Ensuite, une membrane étanche a été placée sur la zone la plus polluée. « Nous avons placé un géotextile de 25.000 m2 pour confiner les terres polluées. Celui-ci est recouvert de 3400.000 m3 de terres issues de chantiers de la région. », explique Thibault Mariage, directeur qualité sécurité environnement chez TRADECOWALL.

Des tranchées drainantes et trois bassins ont été creusés pour stabiliser les apports d’eaux pluviales. Des piézomètres ont également été installés pour surveiller l’état du géotextile et la qualité de l’eau 10 mètres plus bas.

« Lorsque la végétation aura repris totalement ses droits, le site sera parfaitement intégré au paysage », se satisfait Benoît Dispa (cdH) bourgmestre de Gembloux qui n’a pas dépensé un sou.

La biodiversité au centre des préoccupations

Avant la réhabilitation, certaines richesses biologiques du site lui ont valu le statut de Site de Grand Intérêt Biologique par la Région Wallonne. Une caractéristique dont les maîtres d’œuvre ont dû tenir compte, notamment dans le choix des espèces végétales invasives.

« Nous avons aperçu des grenouilles rousses, des foulques, et de nombreux insectes. L’alternance entre des zones humides et des zones rocailleuses permet de lutter contre la banalité du paysage. Aujourd’hui nous constatons déjà que le site est un refuge », sourit Julien Legrand, conseiller environnement à la Ville de Gembloux.

L.M.

Vlan

Commerces à découvrir