Un projet qui fait couler beaucoup d’encre

VLAN  mercredi 2 mai 2018 Vlan

ASSESSE | Le projet de logements à Sart-Bernard s’est invité au dernier conseil communal d’Assesse. Interpellation citoyenne et débats passionnés.

Luc Lefèvre, au nom du comité villageois de Sart-Bernard, a demandé officiellement au conseil que l’on stoppe l’urbanisation du village, et en particulier à la Pichelotte. «Depuis 2001, il y a eu 130 nouvelles habitations», précise l’intervenant qui regrette qu’il y ait une certaine complaisance vis-à-vis d’un promoteur bruxellois.

«Ce projet de lotissemen se situe en zone d’habitat» a expliqué l’échevine Nadia Marcolini. Le collège communal compte privilégier la négociation pour améliorer le projet. Cette information n’a toutefois pas rassuré le porte-parole du comité villageois.

On n’en est pas resté là, et le point est revenu en fin de séance. Le conseil devait donner un accord de principe pour l’ouverture d’une voirie dans cet éventuel nouveau quartier. Cette voirie est nécessaire à la viabilité du lotissement, mais cela n’implique nullement que le collège communal se prononcera favorablement à la construction de ce quartier.

Pour Alain de Bruyn, ancien président de la Commission consultative d’aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM) et conseiller communal, « refuser cette ouverture de voirie serait la plus mauvaise solution». Le comité villageois a été invité à présenter ses arguments en même temps que l’investisseur. « Puisqu’on est en zone constructive, il vaut mieux essayer de négocier. De plus, toutes les instances compétences ont donné un avis favorable au dossier».

Les conseillers ALN, Sébastien Humblet et Marc Pierson estiment que refuser la création de la voirie serait une manière de freiner le dossier. «C’est même une provocation de la part du promoteur», affirment-ils. En effet le premier permis a été refusé pour 18 logements alors que maintenant il en propose 22. Ils souhaitent un geste fort de la commune pour pouvoir négocier avec le promoteur pour une solution alternative. Il resterait en effet 170 hectares de zones constructibles dans la commune.

La majorité a voté l’ouverture de la voirie.

Lors du prochain scrutin, une nouvelle liste se lancera dans la bataille, « Sept à dire», conduite par un ancien mandataire Roger Frippiat. Il a réagi par communiqué sur ce dossier souhaitant, entre autres que « nos villages ne deviennent pas des cités-dortoirs».

La discussion reste ouverte.

G.F.

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