Une très belle leçon de vie!

VLAN  mercredi 2 mai 2018 Vlan

PERSONNALITÉ | Jules Boulard présente un parcours professionnel impressionnant. Retraité depuis 2002, outre l’écriture, il continue à mettre tout son savoir au profit de la société.

Jules Boulard a été professeur de latin et grec et professeur de français et d’histoire, aussi chargé de cours d’Expression écrite et verbale à L’UT et chargé de cours d’Histoire du Théâtre, de la Littérature et de la Philosophie, proviseur à l’AR Fleurus et à l’AR de Châtelet. Il a terminé sa carrière en tant que Préfet des Études à l’AR Solvay à Charleroi.

Il nous livre quelques-unes de ses réflexions: «L’aventure humaine ne se poursuit pas nécessairement par des pistes lointaines. Elle peut être tout simplement sociale, à portée de main, aussi variée et exaltante qu’aux confins de la planète, mais il faut la vouloir et en saisir l’opportunité au passage. C’est là sans doute une des démarches principales parmi toutes celles qui ont éclairé mes parcours, tant privés que professionnels. Après une carrière heureuse de professeur de français au cours de laquelle, avec des élèves gourmands de savoir, nous avons parcouru les plus beaux sites de la littérature française et de la pensée, j’ai eu le plaisir d’assumer les responsabilités de chef d’établissement, grâce à l’appui confiant et la bienveillance d’excellents collègues, pour arriver, naturellement, à la retraite et pouvoir me lancer dans la réalisation des nombreux projets restés en réserve jusque-là.»

On ne fréquente pas les meilleures pages sans être tôt ou tard contaminé… Il s’est donc lancé dans l’aventure de l’écriture pour vivre la joie d’être reconnu «lisible» par des éditeurs (Labor, Weyrich, Memory, Mémogrames) qui ont publié ses romans, nouvelles et recueils de poèmes parmi lesquels il compte plusieurs distinctions, en Wallonie et en France.

Si ses ouvrages connaissent quelque succès – à l’échelle du pays–, il croit que c’est, entre autres, dû au fait qu’il y met en scène des gens simples, des héros du quotidien d’hier et d’avant-hier, les racines de notre identité, notamment dans le terroir ardennais. Il ajoute: «C’est aussi, comme l’affirment de bienveillants lecteurs, parce que je m’efforce de présenter une langue, un style, aussi avenant que possible, par respect pour ceux qui me font confiance et me lisent, autant que par gratitude envers la langue française à qui je dois de grands bonheurs.»

Il est également persuadé qu’on ne peut s’accomplir vraiment sans s’être engagé dans de belles causes, notamment en concrétisant les dons et aptitudes que la nature nous a réservés.«Ainsi, puisqu’il m’est donné de pouvoir écrire, je ne manque jamais l’occasion de partager mon expérience auprès des jeunes, pour qu’ils découvrent combien il importe, pour vivre vraiment la liberté et s’épanouir, de chercher à s’exprimer dans la démarche de l’écriture – et dans cette démarche-là, j’ai trouvé, par exemple, l’appui quasi inconditionnel et efficace du Service du Livre Luxembourgeois. La cause de l’écriture passe aussi par le théâtre, et notamment le théâtre en wallon. On peut d’ailleurs inclure dans cette perspective toutes les formes d’art, activités si fertiles en découvertes et en rencontres de personnes passionnées, si généreuses de savoir, de projet, de sensibilité, qu’on ne les quitte jamais sans une vivifiante recharge d’énergie, d’espoir, d’enthousiasme. Enfin, au-delà de ce qui est en somme l’accomplissement de la personnalité qu’on choisit d’être, il y a une grande cause humaniste à laquelle je souscris par conviction philosophique: celle de la laïcité qui est, selon moi, la seule capable de résoudre un système à quatre inconnues: la liberté, le progrès scientifique, le progrès social, et même la spiritualité.»

Chrysline

Vlan

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