Fêter Mai 68 en chansons

VLAN  mardi 3 avril 2018 Vlan

MARCHE-LEZ-ECAUSSINNES | Mai 68, ce ne sont pas que les pavés. Les chansons de l’époque, sensibilisée par les événements, ont marqué toute une génération d’amateurs de musique.

À l’époque, les applis musicales n’existaient pas. Les CD, baladeurs et MP3 non plus. Et pourtant, la musique a fait passer un nombre incroyable de messages, a relaté des faits, a fait vibrer tous les âges. Mai 68 a été aussi l’époque d’un foisonnement musical hors du commun, lui-même reflet d’une société en ébullition.

Collectionneur de disques et de partitions, Jean-Marc Gondry a répondu présent à l’invitation de l’ASBL Synergie Ecaussinnes. Le 19 avril, il reviendra sur ces temps troublés, mais ô combien passionnants sur le plan musicologique. «Je dispose d’un stock de 8.000 partitions de variétés, principalement françaises», explique l’ancien instituteur. «Je ne compte plus les disques! J’ai eu la chance d’en recevoir énormément vers l’âge de 18 ans. Depuis, c’est devenu une passion. Je collectionne tout ce qui touche à la musique de 1870 à 1970; soit cent ans de chansons. Comme d’autres événements, Mai 68 n’échappe pas à la règle. Oui, les chansons de cette époque ont été fortement inspirées des barricades, des manifestations et des nouvelles idées qui permettraient la révélation d’une société nouvelle.»

Jean-Marc Gondry collectionne les souvenirs pour revenir sur l’ambiance du moment, sur ce qui a causé ces bouleversements de société, et ce qu’il en est advenu par la suite. La musique s’imprégnant de la société, elle constitue un marqueur sûr de ce qui la traverse… «Durant une heure trente, je vais balayer environ vingt ans, de 1954 à 1974. J’ai sélectionné environ 80 chansons et 600 photos. Le montage est prêt. Jacques Dutronc, Antoine, Johnny Halliday, Françoise Hardy, Adamo, Sylvie Vartan… tous s’y retrouveront. Vous savez, la chanson de Dutronc, «On nous cache tout, on ne nous dit rien» est très révélatrice de l’ambiance de l’époque de mai 68. Il y en a d’autres, même de chanteurs moins connus. Je compte raconter la vie de ces années-là. Il y a un large côté musical mais aussi une analyse sociétale.»

Un printemps 68 troublé, anti-autoritariste, ancré dans la mémoire collective comme le sont les textes ciselés de Léo Ferré et Jean Ferrat. À vivre, à entendre, et à déguster autour du verre…

Massimo Di Emidio

Le 19/4 en la salle «Notre Maison», rue de l’Avedelle 173, à Marche-lez-Ecaussinnes. Entrée gratuite.

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