600 m² de murs d’escalade accessibles aux amateurs de grimpe dès juillet à Intermills

VLAN  mardi 27 mars 2018 Vlan

MALMEDY | Antoine Lecoq, 26 ans, et sa compagne Lucie Lebichot, 28 ans, se sont lancés dans un projet fou: ils ouvrent leur salle d’escalade à Intermills cet été.

C’est alors qu’il n’est qu’un enfant que la passion de la grimpe naît chez Antoine Lecoq: ses parents l’emmènent en montagne en France et il commence à tenter d’atteindre les sommets. Ce n’est pourtant qu’une fois aux études à Liège qu’il commence à fréquenter une vraie salle d’escalade. Il faut dire qu’en région malmédienne, il n’y en a pas à plus de 50 kilomètres à la ronde. «La première fois que j’ai grimpé sur un mur, je me suis dit que ça manquait vraiment à notre région. C’est resté dans un coin de ma tête et quand j’ai entamé ma vie active, j’ai eu envie de développer un projet personnel avec Lucie. On s’est renseigné depuis un an et demi et là, c’est un rêve qui devient réalité. Je vais pouvoir faire de ma passion mon deuxième métier.»

Son projet, c’est à Intermills qu’il est en train de se concrétiser. Les travaux ont démarré et le couple espère pouvoir ouvrir sa salle, «The Wall» dès le début du mois de juillet. « J’ai longtemps cherché après de vieux bâtiments qui avaient une certaine hauteur. J’ai constaté qu’à Malmedy, il y avait un endroit qui commençait à se développer de façon importante, c’est Intermills. J’ai donc contacté Roger Gehlen pour voir s’il n’avait pas un bâtiment disponible et il a proposé de me vendre un de ses halls qui avait une hauteur de 12,50 mètres

Après avoir visité d’autres salles en France et en Belgique, le projet The Wall s’est arrêté sur un total de 600m² de murs d’escalade sur une hauteur de 12,50 mètres.

Une salle qui proposera un concept unique en Belgique: pouvoir exercer les trois différents types d’épreuves qui composeront la discipline de l’escalade, qui fait son entrée aux Jeux Olympiques de 2020: la difficulté, la vitesse et le bloc. « Pour la vitesse, on aura deux murs identiques l’un à côté de l’autre et le but sera que les deux grimpeurs en compétition arrivent en haut avant leur concurrent. Le bloc, c’est un mur d’une hauteur de 4,90 mètres qui se grimpe sans être assuré.» La salle offrira également un espace d’entraînement, un endroit dédié au slackline (exercice d’équilibre sur une sangle), des vestiaires, des douches, et un bar où se désaltérer. Tout cela avec les mesures de sécurité adaptée puisqu’un tapis protecteur recouvrira le sol au pied des murs.

Les grimpeurs avertis pourront acheter un abonnement pour fréquenter la salle de manière libre. La salle sera ouverte du mardi au dimanche, et notamment en soirée, mais l’idée est aussi d’ouvrir un vrai club. « Nous proposerons des cours particuliers et collectifs. Il y aura aussi des stages pour les enfants, on pourra y organiser des anniversaires, des team building… Tout le matériel sera disponible en location: baudriers, chaussons, grigris… », détaille Antoine Lecoq.

Toute une série d’événements à travers desquels il pourra partager la passion qu’il partage avec sa compagne. « Ce qui me plaît dans l’escalade, c’est que ça se pratique à deux et qu’il faut faire confiance à son partenaire car on laisse sa vie entre ses mains. L’adrénaline de la hauteur m’a toujours attiré. J’aime aussi l’idée de se fixer un défi et de se donner tous les moyens pour y parvenir. » Il est d’ailleurs heureux d’annoncer aux autres fans d’escalade qu’une pointure de la discipline prendra part à l’inauguration de sa salle le 8 septembre prochain. « Je suis fan de Catherine Destivelle, qui est une légende de l’alpinisme en France. Nous aurons l’honneur de la recevoir pour l’inauguration et elle viendra donner une conférence en même temps. C’est la référence française dans ce milieu-là. »

Élodie Christophe

Vlan

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