La Petite Gazette

VLAN  mardi 20 mars 2018 Vlan

RENÉ HENRY |

Le transport de Grumes, convois exceptionnels de jadis

Les photos et témoignages relatifs à ces convois exceptionnels de la première moitié du siècle passé vous ont particulièrement intéressés et, j’en suis persuadé, l’enquête menée par Monsieur Raymond Gillet vous passionnera tout autant. Durant les semaines à venir, vous découvrirez, étape après étape, les manutentions auxquelles tantôt les transporteurs, ici les frères Delgombe de Comblain-au-Pont, tantôt le personnel de la scierie Jadot à Anthisnes devaient appliquer à ces pesants troncs avant qu’ils ne soient débités. Pour une clarté maximale dans l’explication de toutes ces manœuvres, Monsieur Gillet a eu l’excellente idée non seulement de questionner des spécialistes mais aussi de dénicher les photographies illustrant leurs propos.

Le premier document qu’il nous propose nous montre l’arrivée de la grume au dépôt de la scierie Jadot à Anthisnes.

Monsieur Gillet rapporte les propos de M. André Jadot qui commente cette photographie:

«Voyez les chaînes pour assurer l’arrimage de la grume sur le chariot; de nouveau le levier «coudé» destiné à «tordre» la chaîne. Ce même levier est maintenu par une plus petite chaîne pour éviter qu’il ne retrouve sa position initiale.

Ce chariot est un des deux chariots des frères Delgombe, de Comblain-au-Pont. Ils travaillent avec deux chariots de ce type (2 chevaux côte à côte séparés par le timon du chariot). Pour gravir les côtes importantes les 2 chevaux du second chariot étaient placés «à la volée» en tête des deux autres chevaux. Ce fut le cas pour le transport de l’arbre de cette photo, me précise Monsieur André Jadot, pour gravir la côte de Vien à Anthisnes.»

Connaissez-vous la pommade «Luxurale»?

Dans notre dernière édition de 2009 et les premières de 2010, nous avions évoqué un produit, la Solvine, né à Esneux qui, très vite trouva sa place dans bien des méanges de nos contrées. Tout est parti d’une question de Monsieur Jean-Pierre Corvers, de Rouvreux, lecteur fidèle de La Petite Gazette, qui faisait appel à vos souvenirs dans l’espoir d’apprendre un maximum de choses sur ce petit objet du quotidien de sa grand-mère.

« J’ai retrouvé cette boîte chez ma grand-mère, à Tilff, il y a bien longtemps; elle, en effet, est décédée en 1977. Sur cette petite boîte, je lis: Ets Louis Jamart, Esneux, Belgique. Sur le bord: registre de commerce 26759 (ou 69, chiffre partiellement effacé). Sur le dessous: Evite gerçures, engelures, crevasses, boutons, etc. » Vous aviez magnifiquement répondu à cet appel et, aujourd’hui encore, toutes les informations, témoignages et documents réunis sur ce sujet vous sont toujours aisément accessibles sur www.lapetitegazette.net

C’est sur ce site consacré notamment aux archives de cette rubrique que Monsieur Christian Dondeyne a découvert ce qu’était cette réputée Solvine. La lecture de ces quelques pages lui a permis de se remémorer l’existence d’une autre pommade dont usait sa grand-mère. A son tour, il vous interroge pour savoir si elle évoque quelque chose pour vous:

«Avez-vous connaissance de la pommade «luxurale», que j’ai connue dans les années 1960 dans les Flandres françaises.

C’est ma grand’mère à l’époque, qui utilisait cette pommade un peu à toutes les sauces contre les inflammations (furoncles entre autres). J’avais environ 10 ans à l’époque… et je me souviens que cela sentait mauvais mais que c’était très efficace.»

Est-il possible que, parmi vous qui découvrez ces lignes, il se trouve quelqu’un qui pourra nous parler de cette «Pommade luxurale» ou faut-il voir dans ce petit témoignage la réalité de l’existence de produits dont le rayonnement se limitait strictement à une aire géographique précise? Merci de nous communiquer vos avis et commentaires à ce propos.

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