Avenue du Port: de nouveaux pavés dans la mare

VLAN  mardi 21 janvier 2020 Vlan

LAEKEN | À peine le secrétaire d’État Pascal Smet annonçait-il qu’un nouveau permis était octroyé pour le réaménagement complet de l’avenue du Port, que les défenseurs de l’artère et de ses pavés réagissaient. Douze ans que cela dure…

Après la série des chantiers qui n’en finissent jamais, voici celle des travaux qui n’ont toujours pas commencé. En tête du classement, l’avenue du Port à Laeken. L’artère part de Sainctelette pour rejoindre la rue Marie-Christine, en longeant le canal et le site de Tour et Taxis. Douze ans que le gouvernement bruxellois (car il s’agit d’une voirie régionale) entend la rénover en remplaçant notamment ses pavés par de l’asphalte. Mais douze ans aussi qu’il doit faire face à une levée de boucliers d’associations diverses et de riverains qui veillent et le font savoir. «Depuis 2008, il est question d’en retirer les pavés. Mais en 12 ans les choses ont bien changé», s’indignent notamment Inter-Environnement Bruxelles, l’ARAU et BruxellesFabriques dans un communiqué qui fait suite à l’annonce de la délivrance d’un nouveau permis d’urbanisme pour l’avenue du Port. «D’une part, la prise de conscience environnementale s’est généralisée. Plus personne ne peut encore accepter le gaspillage qui consisterait à remplacer le million cent mille pavés de l’avenue du Port en porphyre belge déjà sur place (pierres inusables, toutes taillées à la main) par du béton qu’il faudra produire, acheminer et mettre en œuvre pour un coût environnemental extrêmement élevé. D’autre part, un des objectifs phare du récent projet de Plan Régional de Mobilité ‘Good Move’ est la généralisation des limitations de vitesse à 30km/h, l’avenue du Port ayant justement été incluse dans le réseau de voiries apaisées. Le maintien d’un revêtement pavé est en totale adéquation avec ce statut et est donc parfait pour atteindre cet objectif».

Des associations qui défendent le maintien et la rénovation des pavés de l’avenue du Port. Pour rappel, le projet régional prévoit l’asphaltage de la chaussée qui ne serait plus que sur une seule de circulation (de part et d’autre) avec une suppression des bandes latérales de stationnement pour des pistes cyclables.

Des travaux qui, dans le meilleur des cas, ne pourront commencer qu’après la rénovation totale et définitive des tunnels Léopold II. Mobilité oblige…

Julien SEMNINCKX

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