Amaury Delrez: un an déjà

VLAN  mercredi 4 septembre 2019 Vlan

SPA | Le 26 août 2018, alors qu’il procédait à un contrôle, Amaury Delrez est abattu avenue Reine Astrid à Spa.

Ce trentenaire, papa de trois enfants était actif au sein de la Zone Police Fagnes et était apprécié par les citoyens: son sourire, sa bonne humeur et sa gentillesse étaient connus de tous. Un an déjà que ce drame s’est déroulé, mais il reste présent dans toutes les mémoires; celle de ses proches, de ses amis, de ses collègues et dans celle des citoyens. C’est en sa mémoire qu’une stèle a été inaugurée à l’endroit même où il nous a quitté.en présence des autorités civiles et militaires: plus de «Police» ou de «Politie», juste des amis et des collègues venus rendre un dernier hommage à un des leurs; un père, un homme gardien de notre sécurité.

Dans son discours, Sophie Delettre souligne que, même si les jours passent, rien ne s’estompe; le souvenir reste et engendre le respect. Elle termine par les paroles de la chanson de Jean Ferrat: «Tu aurais pu vivre encore un peu»:» Tu aurais pu vivre encore un peu; Pour notre bonheur pour notre lumière; Avec ton sourire avec tes yeux clairs; Ton esprit ouvert ton air généreux; Tu aurais pu vivre encore un peu; Mon fidèle ami, mon copain, mon frère, Au leu de partir seul en croisière; Et de nous laisser comme chiens galeux; Tu aurais pu vivre encore un peu; T’aurais pu rêver encore un peu; Te laisser bercer près de la rivière; Par le chant de l’eau courant sur les pierres; Quand des quatre fers l’été faisait feu; T’aurais pu rêver encore un peu; Sous mon châtaignier à l’ombre légère; Laisser doucement le temps se défaire; Et la nuit tomber sur la vallée bleue; T’aurais pu rêver encore un peu; Tu aurais pu jouer encore un peu; Au lieu de lâcher tes boules peuchère; Aujourd’hui sans toi comment va-t-on faire; Dans notre triplette on n’est plus que deux; Tu aurais pu jouer encore un peu; Ne pas t’en aller sans qu’on ait pu faire; A ces rigolos mordre la poussière; Avec un enjeu du tonnerre de Dieu; Tu aurais pu jouer encore un peu; On aurait pu rire encore un peu; Avec les amis des soirées entières; Sur notre terrasse aux roses trémières; Parfumée d’amour d’histoires et de jeux; On aurait pu rire encore un peu; Et dans la beauté des choses éphémères; Caresser nos femmes et lever nos verres; Sans s’apercevoir qu’on était heureux; On aurait pu rire encore un peu; Tu aurais pu vivre encore un peu; Ne pas m’imposer d’écrire ces vers; Toi qui savais bien mon ami si cher; À quel point souvent je suis paresseux; Tu aurais pu vivre encore un peu».

Et c’est sur les notes légères d’un violon que s’est terminée cette cérémonie d’hommage.

Angel

Vlan

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