Ils sont devenus finishers du Grand Raid BCVS!

VLAN  mardi 3 septembre 2019 Vlan

BASTOGNE | Encore un magnifique souvenir sportif et une belle aventure humaine pour des copains partis de Bastogne pour accomplir 67 et 125 kilomètres de VTT dans les Alpes suisses le 24 août dernier.

Ils étaient sept à rouler, à prendre le départ de Bastogne ce vendredi 23 août au matin, direction Verbier, avec pour bagage un fameux défi sportif: devenir Finisher du Grand Raid BCVS, soit 125 kilomètres de VTT avec un dénivelé positif de 5000 mètres. «5025 mètres exactement», rectifie Christophe Losange, l’un des acteurs de cette belle aventure. «Au bout de 5000 mètres de dénivelé d’efforts, je peux vous dire que les 25 derniers sont importants!» (rires).

Pour l’anecdote: Christophe Losange n’avait pas prévu de participer au grand raid BCVS suisse, qui attire de très nombreux sportifs passionnés. Il a remplacé un copain. Il était physiquement prêt car il avait pris part à l’Alpsman – 3,8 km de nage, 180 km de vélo et un marathon – d’Annecy le 8 juin dernier…

Contrôle technique à Sion

Première étape pour notre interlocuteur, Laurent Stilmant, Gregory Stoffen, Sébastien Aubry, David Laborne, Grégory Fraselle et Laurent Gigot: rejoindre Sion pour le contrôle technique des vélos. L’occasion de croiser plusieurs copains d’un groupe de huit autres Bastognards –Antoine Latour, Christophe et Stéphane Lhermitte, Joël Dechambre, Geoffrey Louis et Frédéric Leonard, Eric Hartman et Jean-Philippe Radoux – venus tenter le défi des 67 kilomètres sur la même course, avec un dénivelé positif de 3000 mètres. Ils seront tous Finishers de cette épreuve très exigeante.

«Cette nuit-là a été courte, agitée», ajoute Christophe Losange, membre à la fois du club Bastogne VTT et du Tri Nuts Team Bastogne (TNTB). «On fait déjà deux fois la course dans sa tête, même si on ne sait pas très bien à quoi ça ressemble».

Le grand jour est arrivé

Arrivés un peu tard sur la ligne de départ à Verbier, les Bastognards démarrent en dernière ligne, à 6h30, pour un très long samedi. Un seul objectif: être Finisher. Chacun prend rapidement son propre rythme en fonction de ses qualités de grimpeur ou descendeur. Ils jouent à l’élastique, se croisent de temps en temps et s’encouragent quand ils le peuvent.

Trois barrières horaires stratégiques peuvent venir mettre fin à leur ambitieux défi, à 14h, 15h et 16h. La météo est favorable mais plus ils avancent dans la course, plus ils se rendent compte que les barrières sont serrées et qu’il ne faudra pas «chômer». «Ce n’est pas comme courir le 100 mètres en 9 secondes ou gagner le Tour de France», illustre Christophe Losange, «mais on parle tout de même d’un effort de douze heures sur un VTT, ce qui requiert une préparation sérieuse et/ou une condition physique exceptionnelle».

Grégory Stoffen est le premier à franchir la dernière barrière horaire de l’A Vieille et assurer son salut avec une petite demi-heure d’avance. Quinze minutes plus tard, c’est David et Sébastien qui la franchissent et décident d’attendre leurs compagnons… Laurent Gigot souffre dans les derniers mètres de cette ascension quand il est rattrapé par Christophe et ils franchissent ensemble, sur le fil, cette barrière fatidique.

Moins de 3 minutes de trop

Après 9h30 de course, Grégory Fraselle et Laurent Stilmant seront bloqués à la barrière horaire de 14, h pour moins de trois minutes de retard. De son côté, après avoir échoué deux fois sur cette distance les dernières années, Grégory Stoffen termine sa course en excellent descendeur qu’il est… pour terminer en éclaireur et bon premier du groupe!!

Pour les quatre copains qui restent en course, l’aventure n’est pas finie. Le Pas de Lona les attend: une heure de portage-poussage dans la souffrance. Ensuite une dernière petite bosse franchie avec le sourire sur le vélo vient clôturer l’interminable ascension.

Une descente conviviale

La dernière descente de 10 kilomètres, même si elle reste technique, n’est qu’une formalité et les amis qui sont déjà finisher dans leur tête, plutôt que de descendre et affiner un chrono symbolique, profitent du moment et fêter leur défi en compagnie des organisateurs et des bénévoles qui terminent eux une journée bien remplie. Chaque point de contrôle, médical, de réparation… est l’occasion de s’arrêter pour remercier les organisateurs et déguster les produits du terroir. Tous se souviendront longtemps des fameuses tranches de chamois au foie gras et leur sauce au porto…

Poussés par les motos-balais, les quatre Bastognards finiront par rallier l’arrivée après plus d’une heure d’un extra-time qui a réjoui des bénévoles formidables du parcours. Ou comment allier de très belle façon sport extrême, camaraderie et découverte du terroir.

O.D.

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