Haroun Tazieff dans le bulletin nº100 du Cercle royal Art et Histoire

VLAN  mardi 3 septembre 2019 Vlan

GEMBLOUX |

Tazieff, fous le camp!»… Cette phrase lancée par un étudiant lors d’une partie de poker dans le café de la mère Sinclair à Gembloux, décida de la carrière de boxeur d’un des plus illustres étudiants de l’Institut agronomique de Gembloux: le volcanologue Haroun Tazieff.

Cet homme hors du commun, né à Varsovie en 1914, fut successivement Russe, Polonais, apatride, Belge et finalement Français. Il fut aussi ingénieur de sucrerie, entomologiste, forestier, peintre, saboteur de voies ferrées, ingénieur des mines, prospecteur d’étain, géologue, volcanologue, professeur d’université, maire de Mirmande (Drôme) et secrétaire d’Etat de François Mitterand.

Haroun Tazieff est arrivé à Gembloux en 1932. Il avait 18 ans. Il y vivra jusqu’en 1939. D’abord comme étudiant, puis comme assistant. Mais c’est son parcours de boxeur que Gaston Mauroy retrace dans le centième numéro du Bulletin du Cercle royal Art et Histoire de Gembloux. C’est Au Grand Salon, un café de la rue des Abbés-Comtes aujourd’hui disparu, que Tazieff apprend à boxer sous la férule d’Henri et François Chantraine. Il a ensuite livré plus de 50 combats entre 1932 et 1947. Il a même été opposé au champion de Belgique toutes catégories de l’époque.

Un autre article raconte, sous la plume de Pierre Aubry, comment l’Institut Saint-Guibert, fut occupé par des soldats allemands et des réfugiés français pendant la première guerre mondiale. Une école de téléphonie et de télégraphie a aussi été installée dans les bâtiments d’où partaient 48 fils aériens vers Charleroi et Bruxelles. Lorsque les Allemands quittent Gembloux le 17 novembre 1918, les religieux trouvent les locaux dans un triste état. Une bombe est même découverte entourée d’une chaussette dans un tas de vieux livres.

Dans ce numéro, on trouve encore la suite de l’histoire de la villa Lamartine de Grand-Leez, dont le premier volet a été publié dans le nº 93. Jean-Marie Defense relate cette fois l’histoire de la famille de Charles Severin, qui a fait construire ce bâtiment au 19e siècle.

On peut se procurer le numéro 100 auprès de Mme Gourdin – Tél.: 081 61 33 01 au prix de 7 € à verser sur le compte BE29 0010 3114 5564 du CRAHG en indiquant en communication: «Bulletin nº 100».

Infos: www.crahg.be – info@crahg.be – Tél.: 081 61 33 01

Vlan

Commerces à découvrir