Commémoration annuellede la bataille de Graide

VLAN  mardi 27 août 2019 Vlan

BEAURAING | La messe anniversaire sera célébrée ce 1er septembre (11h) par Monsieur l’Abbé Michel Vincent dans les bois de Graide, au pied du monument du Maquis.

L’harmonie Royale Sainte-Cécile de Haut-Fays prêtera son concours à la cérémonie et les chants seront exécutés par la chorale des sympathisants du Groupe sous la direction de Harold Vincent. Après l’appel aux morts, suivi de la Brabançonne, la chorale interprétera le «chant des Partisans».

La bataille de Graide s’est déroulée le 1er septembre 1944. La sous-section de Graide (du Groupe Beauraing-Gedinne), commandée par le lieutenant Robert HUSTIN, a son camp sur le versant d’une colline boisée entre Graide, Haut-Fays et Gedinne.

Le 1er septembre 1944 à 8 heures du matin, une des sentinelles repère 200 Allemands dans le pré, à 50 mètres du poste de garde. Suivant l’instruction formelle d’éviter tout accrochage prématuré, le lieutenant ordonne calmement l’abandon immédiat du camp. Il y a près de 200 soldats allemands à proximité!

Le danger se précise et le lieutenant ordonne la distribution des grenades avant de se mettre en route pour chercher une issue. Le bois est vaste, peut-être n’est-il pas complètement encerclé. Suivis par plus de 400 ennemis, les 37 maquisards ont vite fait de constater que toute retraite vers Bièvre est coupée. Trois autres directions sont explorées et reconnues impraticables. Une seule chance reste à courir… la dernière, et elle est bien mince: direction Nord-Ouest, vers Haut-Fays. Hélas, l’inspection de cette dernière issue leur révèle la présence de casques verdâtres, émergeant d’un fossé qui longe le versant sur lequel ils se trouvent. Il ne leur reste plus qu’à chercher un endroit favorable pour recevoir l’ennemi.

Chacun cherche hâtivement l’endroit le plus favorable pour s’abriter. Bientôt parmi les rochers, la bataille fait rage. De tous côtés, c’est la fusillade. Accrochés au roc, ces hommes, qui n’attendent plus que la mort, lutteront jusqu’au bout.

2 heures de combats

Après deux heures d’un combat sans répit, il semble qu’une accalmie s’est faite. Hâtivement, le lieutenant Hustin en profite pour rassembler les survivants et s’enfoncer dans la forêt. Ces hommes vont rejoindre le camp du commandant, au Barbouillon.

Sans doute les Allemands ont-ils reçu comme instruction de ne rester qu’un temps limité pour éviter de se faire prendre à revers par d’autres maquisards? Ils ramassent leurs blessés et leurs morts – plus d’une centaine – et se retirent après avoir aligné, au pied du rocher, les corps de 13 maquisards.

Deux autres maquisards furent tués au cours d’une sortie désespérée; leurs corps furent retrouvés plus tard à quelques centaines de mètres du lieu des combats. Deux autres enfin, blessés ou à court de munitions, tombèrent vivants aux mains des Allemands. Ils furent battus à coups de gourdin et ensuite abattus à coups de mitraillettes.

Les participants à cette commémoration annuelle, toujours nombreux, sont remerciés à l’avance pour leur attachement au devoir de Mémoire.

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