Le Bastognard Ziad El Mohor les yeux rivés sur les JO de Tokyo

VLAN  mardi 18 juin 2019 Vlan

BOXE | À la fin du mois, trois Luxembourgeois s’envoleront pour les Jeux européens à Minsk. Parmi eux, Ziad El Mohor, 23 ans, champion de Belgique des -81kg.

Le Virtonais Julien Watrin, le Borquin Maxime Mottet et le Bastognard Ziad El Mohor. Ces trois sportifs seront nos trois représentants luxembourgeois à Minsk pour les Jeux européens à la fin du mois. Si les deux premiers sportifs ont déjà été sous les feux des projecteurs internationaux, ce n’est pas le cas du dernier cité. Il faudra pourtant retenir son nom car le jeune boxeur a les dents longues. Et c’est un euphémisme. Celui qui a commencé le judo avant de pratiquer le kickboxing a eu un véritable coup de cœur pour la boxe anglaise il y a cinq ans. «C’était lors d’un stage en France quand je faisais du kick. Je me suis essayé à l’anglaise et je suis tombé sous le charme de ce sport. C’est beaucoup plus propre et c’est vraiment beau à voir. Le terme de «noble art» n’est pas usurpé», sourit le Bastognard de 23 ans.

Cette découverte sur le tard n’a toutefois pas découragé le jeune homme, qui a fait des progrès fulgurants en seulement quelques années. Si bien qu’il a rapidement intégré la sélection nationale. «C’était il y a deux ans lors d’un tournoi en France où j’ai réalisé un match nul contre le triple champion de France. Ma performance n’est pas passée inaperçue et la fédération belge m’a contacté pour faire partie de la sélection.» Une aubaine pour le boxeur qui a alors décidé de tout plaquer pour accomplir son rêve. «Cela a été un tournant pour moi. Plus les combats avançaient et plus l’appétit grandissait.»

Et il y a deux mois, Ziad a pu satisfaire sa faim lors des championnats de Belgique à Gand où il a remporté le titre dans la catégorie des -81kg. «Le travail a fini par payer», sourit-il. «C’était une sacrée étape à franchir pour moi car c’est la troisième fois que j’y participais. Ce qui a fait la différence cette année? J’étais bien mieux préparé.» Le Bastognard a en effet décidé de mettre toutes les chances de son côté en plaquant son travail chez Goodyear au Grand-Duché pour se consacrer pleinement à la boxe. «À court terme, mon objectif est de prendre une place sur le podium lors des Jeux européens dans 15 jours. L’autre gros rendez-vous, c’est fin septembre en Russie pour les championnats du Monde.»

Deux échéances importantes mais encore loin du rêve ultime du Bastognard: décrocher un ticket pour les JO 2020 à Tokyo. «Participer aux Jeux, c’est évidemment un rêve pour tout sportif. Je mets vraiment tout en œuvre pour y arriver. Avec mon père et mon entraîneur Alain Van Acker (NDLR: le manager de Ryad Merhy, notamment), on maximise vraiment toutes nos chances pour y arriver. Pour le moment, dans l’optique de Minsk, je m’entraîne trois fois par jour, lundi et jeudi et deux fois par jour le mardi, mercredi et vendredi. Et je fais encore un entraînement le samedi matin. Mais sinon, quand je n’ai pas de combat ça va entre un à deux entraînements par jour, cinq à six jours semaine ».

SP

Vlan

Commerces à découvrir